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Rassemblement de centaines de fêtards à Kanesatake

Un policier procède à un contrôle routier.

La Sûreté du Québec a dû intervenir samedi soir à Kanesatake en raison de ce rassemblement.

Photo : Radio-Canada / Stéphane Grégoire

Radio-Canada

La Sûreté du Québec (SQ) est intervenue samedi soir à Kanesatake après le rassemblement de centaines de fêtards sur l'accotement de la route 344. Le regroupement a eu lieu au mépris des règles sanitaires en vigueur.

Selon des témoignages recueillis sur place, les participants à cette fête à thématique caribéenne sont venus de différentes régions avoisinantes, répondant à une invitation lancée sur les réseaux sociaux.

En entrevue à RDI week-end, le maire d'Oka, Pascal Quevillon, dit avoir reçu un appel d'une citoyenne l'avisant du rassemblement. Il parle de centaines de personnes présentes sur les lieux. Et ça continuait à rentrer à 15 h, dit-il.

La foule s'est regroupée près d'un commerce local de cannabis pour boire, danser et consommer de la marijuana sans respecter les règles sanitaires ni le Code de la route.

Un policier fait un contrôle routier. Une voiture est remorquée un peu plus loin.

La SQ est restée plusieurs heures sur les lieux.

Photo : Radio-Canada / Stéphane Grégoire

Mécontent, M. Quevillon a publié deux photos sur son compte Facebook montrant une file de plusieurs dizaines de véhicules sur le bord de la route et de nombreux piétons circulant sur la voie en fin d'après-midi. Le maire s'est interrogé sur la légalité de cet attroupement en disant qu'il était en contact avec la SQ.

Beaucoup de voitures étaient stationnées illégalement sur l'accotement dans une zone de 80 km/h [...]. Est-ce qu'on peut consommer sur la voie publique? Est-ce qu'on peut se stationner dans une zone de 80 km/h? Eh non..., a-t-il affirmé.

Les policiers de la SQ sont demeurés sur les lieux jusqu'à tard samedi soir. Si on ne fait état d'aucune arrestation, des centaines de contrôles routiers ont été effectués et quelques personnes ont dû se prêter au test de facultés affaiblies.

C'est inacceptable, dit Legault

Interpellé par les médias en marge d'une annonce pour la jeunesse, le premier ministre François Legault a indiqué qu'il n'avait pas aimé voir les images de la veille à Kanesatake.

On a eu des discussions ce matin avec la Sûreté du Québec. Ces personnes-là s'exposent à des contraventions.

Une citation de :François Legault, premier ministre du Québec

Cet événement a fait remonter à la surface la question de la création d'une police autochtone dans la municipalité, une mesure réclamée par le grand chef Serge Otsi Simon.

Le chef mohawk veut un corps policier indépendant du conseil de bande.

Le premier ministre Legault ne s'y oppose pas. On ne dit pas non à la demande du grand chef Simon [...] On n'est pas fermé à cette idée-là, a-t-il déclaré.

La communauté est sans police mohawk depuis son démantèlement en 2005 et les violences qui ont conduit au siège du poste de police et à l’incendie de la maison du chef de l’époque, James Gabriel.

Ce dernier avait, sans succès, tenté de déloger de force le chef de police, qu’il disait corrompu.

Avec les informations de Julie Emond

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