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Le Canada fournira 100 millions de doses de vaccin aux pays vulnérables

Justin Trudeau parle en conférence de presse.

Justin Trudeau, lors de sa conférence de presse à l'occasion de la clôture du G7

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Radio-Canada

En clôture du G7, dimanche, le premier ministre Justin Trudeau a priorisé la solidarité vaccinale à l'échelle internationale. Il a aussi prôné l'unité des pays membres face à la Chine au chapitre environnemental, mais également diplomatique dans l'affaire des détenus canadiens, Michael Kovrig et Michael Spavor.

Justin Trudeau et ses homologues du G7 ont fait face à des attentes très élevées de la part de la communauté internationale à l’issue du sommet de Carbis Bay, en Angleterre.

Le Canada s’est engagé à donner aux pays vulnérables 100 millions de doses de vaccin contre la COVID-19.

Il financera 87 millions de doses par le biais de l'Accélérateur ACT, un dispositif international mis en place afin d'améliorer l'accès mondial aux outils de lutte contre la COVID-19.

Il fournira également 13 millions de doses dans le cadre du programme de partage de vaccins COVAX.

Voici la répartition des 13 millions de vaccins provenant des surplus canadiens:

  • 7,38 millions de doses du vaccin de Novavax
  • 4,1 millions de doses du vaccin d'AstraZeneca achetées par l’initiative internationale COVAX
  • 1,359 million de doses du vaccin de Johnson & Johnson achetées par COVAX

Justin Trudeau a tenu à spécifier que son engagement ne ralentirait pas la vaccination au Canada, mais contribuera, au contraire, à mieux coordonner l'effort de lutte contre la pandémie dans le monde entier.

Pour que les Canadiens et que tout le monde soit en sécurité, il faut en finir avec cette pandémie, partout [...]. Nous devons faire notre part pour que tout le monde se fasse vacciner.

Une citation de :Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Au total, le Groupe des sept s’est engagé à donner plus d’un milliard de doses aux pays dans le besoin.

Les investissements en vaccins ne suffisent toutefois pas, a souligné le premier ministre, qui a tenu à rappeler l'importance d'une approche plus globale en matière de santé afin d'en améliorer l'accès, les ressources et les infrastructures.

Quant à la levée des brevets sur les vaccins contre la COVID-19, notamment défendue par les États-Unis, Justin Trudeau a répondu étudier toutes les manières pour que tout le monde soit vacciné, sans préciser si son gouvernement avait changé d'approche sur la question.

Pression groupée sur la Chine

Si le premier ministre a replacé la solidarité internationale au cœur de son discours – sur le plan sanitaire et environnemental –, il n'a pas manqué de mentionner l'unité diplomatique nécessaire pour contester la détention arbitraire des Canadiens Michael Kovrig et Michael Spavor, en Chine.

Justin Trudeau a ainsi tenu à remercier les partenaires engagés aux côtés du Canada pour réclamer leur libération immédiate et condamner plus généralement les détentions arbitraires dans le monde.

Il y a eu un consensus très clair autour de la table, a résumé M. Trudeau, qualifiant le Canada de leader sur la question. L'utilisation de la détention arbitraire et la diplomatie coercitive est quelque chose qui nous préoccupe tous.

[La Chine] n’aura pas ce qu’elle veut en agissant pareillement.

Une citation de :Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Dans son communiqué final publié dimanche, le G7 a mis en avant la promotion de ses valeurs communes, notamment en appelant la Chine à respecter les droits de l'homme et les libertés fondamentales, peut-on lire dans le document.

Peu avant la conférence de M. Trudeau, le président français Emmanuel Macron a également reconnu des désaccords sur les valeurs démocratiques avec la Chine et rappelé que la position de la France n'avait pas changé au sujet du travail forcé et des droits de l'homme.

L’enjeu chaud du climat

À l’approche de la conférence sur le climat de Glasgow en novembre, la pression était forte sur le G7 concernant l’urgence climatique.

Sous l’impulsion des États-Unis, les pays ont dévoilé un vaste plan d’infrastructures pour favoriser la relance verte dans les pays en développement et ainsi faire contrepoids à l’influence économique grandissante de la Chine.

Ils promettent aussi de mobiliser 100 milliards de dollars américains par an pour du financement climatique et permettre aux nations moins fortunées de réduire leurs émissions.

À ce sujet, le Canada va doubler jusqu’à 5,3 milliards sur cinq ans son financement climatique, a dit Justin Trudeau pendant son point de presse, tout en reconnaissant devoir être plus ambitieux.

Face à de nombreux défis, notamment l'égalité des sexes, les changements climatiques et la pandémie, la collaboration est le seul moyen d'avancer.

Une citation de :Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Le G7 va aussi réduire ses émissions en s’attaquant à l’exploitation du charbon. Vendredi, le Canada a justement annoncé qu’il allait compliquer le développement de l'exploitation du charbon thermique au Canada.

Les groupes environnementalistes en attendaient toutefois beaucoup plus, comme la fin des subventions aux énergies fossiles et la fin des projets pétroliers et gaziers.

Continuer à subventionner les combustibles fossiles, c'est littéralement alimenter la crise climatique, malgré tous les beaux discours verts, selon Patrick Bonin, Responsable campagne Climat-Énergie, Greenpeace Canada.

Le G7 promet aussi de renverser l’érosion de la biodiversité d’ici 2030.

Avec les informations de Louis Blouin

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