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Le G7 s'accorde sur la pandémie et riposte à la Chine

Le premier ministre britannique Boris Johnson, le président américain Joe Biden, le premier ministre canadien Justin Trudeau, le premier ministre italien Mario Draghi, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le président du Conseil européen Charles Michel, le premier ministre japonais Yoshihide Suga, la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron, assis autour de la table au sommet de la réunion du G7.

La journée de samedi avait été surtout l'occasion pour le président américain Joe Biden de rassembler ses alliés face aux défis que représentent Pékin et Moscou.

Photo : Getty Images / Leon Neal

Agence France-Presse

Les dirigeants du G7 ont affiché leur unité samedi au deuxième jour de leur sommet en Cornouailles, pour la prévention des pandémies et la riposte à la Chine dans les infrastructures, avant de terminer la journée par un barbecue sur la plage.

Au terme d'une journée riche en séances de travail et en tête-à-tête, place à un moment de convivialité pour les chefs d'État et de gouvernement américain, allemand, français, italien, canadien, japonais et britannique.

Ils se sont retrouvés à la plage à Carbis Bay, lieu du sommet, pour un barbecue concocté par un chef local, avec au menu de la guimauve grillée et un cocktail au rhum.

Avant le souper, ils avaient levé les yeux pour voir passer dans le ciel dégagé des Cornouailles la patrouille acrobatique de la Royal Air Force, les Red Arrows. Et la soirée devait s'achever devant un groupe de musique du cru qui interprétera des chants de marins traditionnels.

Dimanche, pour la fin du sommet, le climat devrait être au centre des discussions.

Les dirigeants veulent préserver la biodiversité, en protégeant au moins 30 % des terres et des mers d'ici 2030, selon un communiqué de Downing Street.

Londres va en outre lancer un fonds de 500 millions de livres (plus de 857 millions de dollars canadiens) pour la préservation des océans et des écosystèmes marins dans des pays comme le Ghana ou l'Indonésie.

Les décisions que nous prenons durant cette décennie [...] sont parmi les plus importantes de l'histoire humaine.

Une citation de :David Attenborough, naturaliste vedette britannique de 95 ans
Un homme en complet se penche vers l'objectif de la caméra dans un bureau sombre

David Attenborough

Photo : tim p. whitby/getty images / Tim P. Whitby

La journée de samedi avait été surtout l'occasion pour le président américain Joe Biden de rassembler ses alliés face aux défis que représentent Pékin et Moscou.

L'Amérique est-elle de retour? ont lancé des journalistes lors de la première rencontre entre présidents français et américain, en marge du sommet. Demandez-lui, a répondu Joe Biden, avant qu'Emmanuel Macron ne réplique : Assurément.

Contrer la Chine en Afrique

Les deux dirigeants ont promis une coopération étroite face à Pékin et Moscou. Et un responsable américain a évoqué une convergence grandissante sur la Chine au sein du G7.

Les dirigeants du G7, rejoints par leurs homologues de Corée du Sud, d'Afrique du Sud et d'Australie, ont affiché leur bonne entente malgré des échanges aigres entre Européens et Britanniques sur le Brexit.

Ils ont lancé un vaste plan mondial d'infrastructures pour les pays défavorisés, à l'initiative de M. Biden, afin de concurrencer les Nouvelles routes de la soie mises en place par Pékin, en Amérique latine, en Afrique ou en Asie.

Ce projet baptisé Reconstruire le monde en mieux devrait aider ces pays à se relever de la pandémie, en se focalisant sur le climat, la santé, le numérique et la lutte contre les inégalités.

Nous savons qu'il y a un énorme besoin d'infrastructures en Afrique [...]. Nous ne pouvons pas nous contenter de dire que la Chine s'en chargera.

Une citation de :Angela Merkel, chancelière allemande

L'administration américaine estime que des centaines de milliards de dollars pourront être mobilisés, notamment grâce au secteur privé.

Sur les sujets diplomatiques, qui ont été l'un des gros morceaux de la journée, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen s'est félicitée sur Twitter du retour de la solidarité et la coopération au sein du G7. Une alliance nécessaire face la Russie et aux défis sécuritaires qu'elle pose à l'Europe, a-t-elle ajouté.

Des Éthiopiens marchent dans le désert avec leurs effets personnels.

Des Éthiopiens, fuyant les combats dans la région du Tigré, portent leurs bagages vers le Soudan, en novembre 2020.

Photo : Reuters / MOHAMED NURELDIN ABDALLAH

Le président du Conseil européen Charles Michel a lui indiqué que le conflit dans le Tigré éthiopien, menacé de famine, avait occupé le haut de l'agenda sur les questions internationales.

Les dirigeants ont aussi présenté un plan de bataille contre les futures pandémies, une initiative qualifiée d'historique par Londres.

Il s'agit de réduire le délai pour développer des vaccins, des traitements et des diagnostics, avec l'espoir que le monde soit prêt en moins de 100 jours pour faire face à une maladie soudaine.

Le Brexit comme épine dans le pied

L'autre volet porte sur une réforme pour renforcer l'Organisation mondiale de la santé (OMS).Notre but doit être de vacciner au moins 70 % de la population mondiale d'ici le prochain G7 en Allemagne l'an prochain, a martelé le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d'une conférence de presse en ligne.

Ce premier sommet de visu depuis près de deux ans donne aussi l'occasion d'échanger en privé sur les sujets qui fâchent, en premier lieu les tensions découlant des dispositions post-Brexit pour l'Irlande du Nord.

Lors de tête-à-tête, l'UE, la France et l'Allemagne ont exhorté Londres à respecter ses engagements, le premier ministre britannique, Boris Johnson, les appelant à faire preuve de pragmatisme et de compromis face aux difficultés entraînées par les nouvelles mesures douanières. Il a averti que son pays n'hésitera pas à passer outre l'accord de Brexit.

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