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Un embourgeoisement du quartier Mont-Bleu dénoncé

La façade d'immeubles à logements.

Le quartier Mont-Bleu a été particulièrement touché par une tornade, il y a environ trois ans.

Photo : Capture d'écran - Radio-Canada

Radio-Canada

Près de trois ans après avoir été frappé par une tornade dévastatrice, le quartier Mont-Bleu, à Gatineau, n’a plus une offre en logements abordables adéquate, déplore un organisme communautaire.

On a des familles qui sont dans des logements de dépannage depuis plus d’un an. Ça ne devrait pas être le cas, a soutenu, en entrevue, François Roy, coordonnateur de Logemen’occupe.

Selon lui, le problème est que les logements qui ont été construits ou reconstruits depuis la catastrophe naturelle de juin 2018 sont trop chers et ne répondent pas à la demande. Traditionnellement, le quartier accueillait beaucoup de familles nombreuses et de personnes à faibles revenus, a mentionné M. Roy.

Suite à la tornade, on a vu une construction de logements haut de gamme, particulièrement des logements d’une ou de deux chambres à coucher qui ne sont donc pas accessibles à des familles nombreuses,a-t-il ajouté.

Ce qu’on constate, c’est un embourgeoisement, une gentrification du quartier.

Une citation de :François Roy, coordonnateur de Logemen’occupe
Un homme donne une entrevue à Radio-Canada, en bordure de rue.

François Roy, coordonnateur de Logemen'occupe

Photo : Capture d'écran - Radio-Canada

Le père d’une jeune femme habitant le quartier, Stephan Godin, a indiqué à ICI Ottawa-Gatineau que, dans certains cas, des logements correspondant à celui de sa fille sont offerts pour beaucoup plus cher.

Cette dernière, qui a signé son bail au début de 2020, paie environ 780 $ par mois. M. Godin a affirmé que des unités similaires sont offertes au coût de 1100 $, voire plus.

Dans la dernière année, ça a beaucoup augmenté. C’est absurde, a-t-il commenté.

La conseillère municipale du district de l’Orée-du-Parc, Isabelle N. Miron, assure qu’elle suit la situation de près et qu’elle sera présente pour épauler les organismes venant en aide aux personnes cherchant un logement abordable.

« J’ai bien peur que certaines personnes qui ont été délogées par la tornade n’aient plus les moyens d’habiter dans le quartier Daniel-Johnson maintenant », a-t-elle dit en entrevue.

Selon elle, la stratégie en matière de logement de la Ville répond aux problématiques en matière de logements sociaux, qui, a-t-elle rappelé, s’observent à la grandeur de Gatineau.

Ce qu’on peut faire, je pense qu’on le fait bien et on le fait en concertation avec les organismes, a affirmé l’élue municipale.

La stratégie de la Ville incite les promoteurs de nouveaux développements à intégrer à leurs projets des initiatives de logements abordables, a fait valoir Isabelle N. Miron.

Avec les informations de Rémi Authier

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