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CoachM : un modèle de dépassement de soi pour les athlètes de l'Outaouais

Des joueurs de football s'échauffent sur un terrain synthétique.

Les athlètes CoachM s'entraînent six jours par semaine, en moyenne, dans le but de s'améliorer dans leur sport respectif.

Photo : Courtoisie : CoachM

Avez-vous déjà vu les athlètes « CoachM »? Si oui, c'était probablement sur l'un des terrains synthétiques de la Ville de Gatineau, parce qu'ils s'y entraînent tous les jours. La plupart n'atteindront pas les rangs professionnels dans leur sport respectif, mais ça ne les empêche pas de se pratiquer comme s'ils étaient payés pour le faire.

L'entreprise supervise la progression de plus d'une soixantaine d'athlètes de l'Outaouais de niveaux collégial et universitaire, principalement des joueurs de football, des joueuses de flag-football et des joueuses de futsal.

C'est à chaque jour. On ne prend pas de jour off. C'est la mentalité qu'on a. On dit à nos athlètes que si on veut progresser, il faut que ce soit à chaque jour, explique Toni Derviskadic, le responsable de la branche soccer de CoachM.

Avec son slogan « Strive 4 Greatness », qui peut se traduire par « aspire à exceller », CoachM souhaite permettre à chaque athlète d'atteindre son plein potentiel, tant en termes d'aptitudes que d'attitude.

On s'aime ici. On veut se voir aller à un autre niveau. On veut s'entraider, devenir meilleur. C'est vraiment un environnement de famille, estime Bahati Malira, un quart-arrière de niveau collégial.

On a des joueuses et des joueurs qu'on entraîne depuis trois ans et on voit une évolution dans leur maturité, dans leur façon de prendre une décision sur le terrain et dans la vie de tous les jours, constate Mohamed Amine Mesri, le fondateur de l'organisme.

Des joueuses de futsal se pratiquent sur un terrain de soccer extérieur.

CoachM veille au développement de joueuses et joueurs de futsal, football et flag-football.

Photo : Courtoisie : CoachM

La prochaine saison de la majorité des athlètes impliqués débutera seulement à l'automne, mais l'intensité est déjà au rendez-vous dans le cadre d'un programme d'entraînement assez chargé. Parlez-en à Sophie-Anne Caron, qui évolue dans deux équipes.

Je suis juste tombée en amour avec les deux sports et je ne peux pas choisir, donc je fais les deux et j'aime vraiment ça!, s'exclame celle qui combine les entraînements de futsal et de flag-football.

La semaine, on commence à 5 h le matin jusqu'à 8 h. On va faire notre journée de travail. Ensuite, on a des pratiques de 17 h à 19 h, raconte M. Derviskadic. Le week-end, il est de retour sur un terrain synthétique, dès 8 h le matin et ce, jusqu'en début d'après-midi.

Un effort bénévole enfin récompensé

Cet été, après deux années de travail bénévole, CoachM encadre finalement assez de sportifs pour que ses entraîneurs puissent toucher un salaire, au grand plaisir des athlètes qui font partie de l'aventure depuis le tout début.

De voir que maintenant ils ont le crédit pour tout leur travail alors qu'ils mettent plus que 40 heures par semaine, c'est juste touchant et génial à voir, se réjouit Celia Bernier-Acuña, une joueuse de futsal.

Ça témoigne de la persévérance qu'ils ont et c'est très inspirant. J'aimerais faire de même après que ma carrière soit finie. Ils se donnent à cœur pour nous, on l'apprécie vraiment pis on a du fun avec eux.

Une citation de :Simon Riopel, receveur des Carabins de l'Université de Montréal

Chacun des entraîneurs qui forment CoachM sont unanimes sur un point : tout le temps qu'ils ont investi au cours des dernières années en a valu la peine, surtout si ça peut leur permettre de vivre de leur passion dans un avenir pas si lointain.

J'ai réussi à me rendre au niveau universitaire grâce à des gens qui m'ont beaucoup aidé et j'ai envie de redonner aux jeunes de la région pour qu'ils se rendent encore plus loin que moi, confie Pascal Foccroulle-Ménard, le co-responsable de la branche football de CoachM.

On voit ça loin, c'est le but ultime que ce soit un emploi à temps plein, mais on ne presse pas les choses, chaque chose en son temps, conclut M. Mesri.

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