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Le N.-B. doit révéler les cas de COVID-19 chez les personnes vaccinées selon des experts

Des fioles de vaccin sont posées sur une table.

Des experts affirment que la santé publique du Nouveau-Brunswick devrait partager les données sur le nombre de personnes vaccinées dont le test de dépistage du COVID-19 est positif.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Certaines provinces commencent à partager des données sur le nombre de cas de COVID-19 parmi les personnes vaccinées, et des experts affirment que le Nouveau-Brunswick devrait suivre leur exemple.

L'Alberta et la Nouvelle-Écosse sont parmi les provinces qui informent régulièrement le public des personnes qui ont contracté la COVID-19 deux semaines après leur première ou deuxième dose de vaccin.

Le Nouveau-Brunswick compile ces données, mais ne les partage pas avec le public.

Bruce Macfarlane, porte-parole du ministère de la Santé, a déclaré dans un courriel qu'en raison du nombre relativement faible de cas dans la province, jumelé à la faible proportion de la population entièrement immunisée, il est difficile de s'assurer que de telles données soient représentatives de tendances réelles.

Mais Caroline Colijn, professeur de mathématiques à l'Université Simon Fraser, qui réalise aussi des modèles pour aider à prévoir les tendances des cas de COVID-19, affirme que tant que la vie privée des patients est préservée, ce type de cas de COVID-19 devraient être rendus publics.

Caroline Coljin dans son salon devant un foyer et une bibliothèque.

Selon Caroline Coljin, ce type de données est important pour en savoir davantage sur l'efficacité des vaccins.

Photo : Radio-Canada

Je pense qu'il y a des avantages à le faire, absolument, parce que je pense que ce sont des questions complexes, avance Mme Colijn.

La pandémie touche l'ensemble de la société. Nous avons besoin d'autant de chercheurs qui y réfléchissent avec des perspectives et des points de vue divers, ajoute-t-elle.

Selon Mme Colijn, les vaccins permettront probablement de mettre un terme à la pandémie, mais le fait d'être alerte aux cas de personnes qui contractent la COVID-19 après avoir reçu le vaccin permettrait d’en savoir davantage sur l'efficacité des vaccins.

Nous devons élaborer la planification et dresser le bon portrait de la façon dont le virus change (...) et pour ce faire, nous avons besoin des informations, déclare la mathématicienne.

Vendredi dernier, la Nouvelle-Écosse a commencé à partager ses données concernant les personnes vaccinées qui reçoivent un diagnostic de COVID-19, révélant que jusqu'à présent, 94,6 % de ses cas de la maladie concernaient des personnes non vaccinées, 4,8 % des personnes partiellement vaccinées et 0,6 % des personnes totalement vaccinées.

Selon le Dr Krishana Sankar, conseiller scientifique pour Science Upfirst, une initiative de lutte contre la désinformation, il est toujours bénéfique que les responsables de la santé fassent preuve de transparence quant aux données qu'ils recueillent sur la COVID-19. Il ajoute qu'il est pertinent de faire savoir aux gens qu'ils peuvent encore contracter le virus après avoir été vaccinés.

Avec les informations d'Aidan Cox de CBC

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