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Au G7, Justin Trudeau fortifie ses alliances avec la France et l'Italie

Les dirigeants du Canada, de la France, des États-Unis et de la Grande-Bretagne sont assis autour d'une table.

Une réunion de travail du G7 est sur le point de commencer samedi, à Carbis Bay, en Grande-Bretagne.

Photo : Reuters / Brendan Smialowski/Pool

Radio-Canada

Après sa rencontre avec le président français, Emmanuel Macron, samedi au sommet du G7 tenu au Royaume-Uni, qui a permis de confirmer la « forte convergence de vues » entre la France et le Canada, le premier ministre Justin Trudeau a rencontré son homologue italien, Mario Draghi, pour discuter du « partenariat solide » existant entre les deux pays.

M. Trudeau devait aussi parler de coopération lors de sa rencontre avec la chancelière allemande Angela Merkel plus tard dans la journée.

Son entretien avec le dirigeant de la France a été l'occasion de discuter de la lutte contre la COVID-19, d'environnement et de relance économique.

Lors d'une déclaration aux médias qui a précédé cette rencontre et dans la déclaration commune officielle qui l'a suivie, les deux hommes ont insisté sur l'agenda commun qu'ils partagent.

Disant vouloir lutter contre la pandémie en renforçant la solidarité avec les pays en développement notamment grâce au don de doses de vaccins, et promouvoir des objectifs ambitieux en matière de protection de la biodiversité et de lutte contre les changements climatiques, MM. Trudeau et Macron ont fait part de leur désir de coopérer sur la question économique.

Ils pensent entre autres à une réforme du système commercial multilatéral. Ils sont aussi revenus sur l'importance d'un accord sur la fiscalité transfrontalière, notamment en matière numérique. Ils disent également vouloir développer une coopération en matière d’intelligence artificielle.

Les deux hommes se donnent l'accolade avec le coude.

Emmanuel Macron et Justin Trudeau ont produit une déclaration commune à l’issue de leur rencontre au G7.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Sur le plan social, ils ont mentionné à plusieurs reprises leur engagement envers l’égalité hommes-femmes et souligné l'importance qu'ils donnent à la protection de notre belle langue française, selon les mots de M. Trudeau.

Je pense que c’est vraiment la vision que nous portons, c'est-à-dire défendre la langue française dans les institutions internationales, mais aussi comme la langue des échanges, du multilinguisme, de l’ouverture.

Une citation de :Emmanuel Macron, président de la France

En matière de sécurité, les deux hommes disent vouloir renforcer leur coopération au Sahel, en Afrique, et au sein de l’OTAN.

Pour preuve de leurs points de vue alignés, ils ont d'ailleurs annoncé la première réunion d’un Conseil des ministres France-Canada qui se tiendra avant la fin de l’année 2021.

Ils devraient de plus conclure un partenariat bilatéral pour le climat et l’environnement renouvelé.

Première réunion avec Mario Draghi

Le G7 a aussi été l'occasion pour Justin Trudeau et le nouveau premier ministre italien, Mario Draghi, au pouvoir depuis février, de se rencontrer pour la première fois en personne.

Les deux dirigeants ont eux aussi échangé sur l'épidémie de COVID-19 et ils ont abordé les relations avec la Chine, s'entendant sur l'importance de la coopération multilatérale pour protéger les valeurs démocratiques et s'attaquer aux inégalités.

Justin Trudeau parle à Mario Draghi.

Le premier ministre Justin Trudeau (droite) en discussion avec le premier ministre italien Mario Draghi.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Ils ont réitéré leur intention de garder solides les liens économiques unissant le Canada et l'Italie.

Justin Trudeau en aurait d'ailleurs profité pour inciter M. Draghi à ratifier l'Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l'Union européenne.

Le G7 n'oublie pas l'économie

De manière générale, et comme l'a souligné Emmanuel Macron, ce G7 va être celui de la relance économique post-crise COVID.

Le Groupe des sept ne s'en cache pas, il aimerait faire contrepoids à la Chine, qui joue un rôle de plus en plus important dans l'économie de nombreux pays en développement. Pour ce faire, il pense notamment à des investissements dans les infrastructures de pays dans le besoin pour, dit-il, les aider à se rebâtir.

Initiative du président américain, Joe Biden, ce projet est baptisé Reconstruire le monde en mieux. Il vise à aider les pays pauvres ou émergents dans les domaines de l'environnement, de la santé, du numérique et de la lutte contre les inégalités.

L'administration américaine estime que des centaines de milliards de dollars de financement pourront être mis à profit pour ce projet, notamment grâce au secteur privé.

Selon un haut responsable américain, il ne s'agit pas de pousser les pays à choisir entre les États-Unis et la Chine. Il s'agit de proposer une autre vision et une autre approche.

La COVID et la vaccination aussi au menu

Le G7 veut également se fixer des objectifs visant à être mieux préparés à faire face à une prochaine pandémie. On veut par exemple parvenir à développer un vaccin en moins de 100 jours si tel était nécessaire, et améliorer le réseau de surveillance sanitaire entre les pays, tout en apportant un meilleur appui à l'Organisation mondiale de la santé.

La responsabilité éthique des dirigeants du G7 est centrale à la sortie de crise de la planète.

Une citation de :François Audet, directeur de l’Observatoire canadien sur les crises et l’action humanitaire

En entrevue à RDI, ce dernier a dit s’attendre à des engagements clairs et fermes sur un nombre de vaccins distribués, partagés à travers le monde. Selon lui, cela doit idéalement se faire via l'initiative COVAX qui assure une distribution impartiale des vaccins, sans considération géopolitique.

Les dirigeants de la Corée du Sud, de l'Afrique du Sud, de l'Australie et de l'Inde ont d'ailleurs été invités à prendre part à ces discussions sur la santé publique mondiale samedi. Ils se sont déplacés pour l'occasion, sauf l'Indien Narendra Modi, qui sera de la partie de façon virtuelle. M. Modi avait pris cette décision début mai, en raison de la situation sanitaire qui ne cessait de se dégrader en Inde.

Avec les informations de Louis Blouin

Avec les informations de Agence France-Presse

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