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Une étude pour vérifier le déclin de la truite de mer

Un pêcheur heureux tient une truite dans ses mains.

Loïc Roy a capturé cette belle truite de mer de deux livres et demie.

Photo : Courtoisie

Gilles Munger

Les pêcheurs l'affirment depuis plusieurs années : la truite de mer est en déclin dans la rivière Saguenay. Cette variété particulière d'ombles de fontaine, dite aussi "truites mouchetées", fait donc l'objet d'un projet de recherche cet été dans la région et les pêcheurs sont invités à préserver des portions du poisson pour y contribuer.

Trois étudiants en biologie de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) ont capturé une moyenne d'une truite par jour depuis deux semaines. Le fait qu'on n'ait pas un gros taux de succès, ça peut indiquer que la population est en baisse, anticipe Loïc Roy, l'un des étudiants.

Un pêcheur dans les eaux du Saguenay.

La truite de mer fait l'objet d'un projet de recherche cet été dans la région.

Photo : Radio-Canada / Gilles Munger

Comme les autres pêcheurs qui participent à la recherche, ils doivent recueillir les viscères et la tête du poisson, de même que la date, l'heure et le lieu de capture.

Alors, on ouvre l'estomac et on va chercher ce qu'il y a à l'intérieur. Depuis le début, ce qu'on a retrouvé, ce sont principalement des gammares, des insectes aquatiques ensuite, puis il y a des poissons, uniquement de l'éperlan arc-en-ciel pour l'instant.

Une citation de :Anne-Lise Fortin, assistante de recherche, Chaire de recherche sur les espèces aquatiques exploitées de l'UQAC

Le titulaire de la Chaire de recherche sur les espèces aquatiques exploitées à l'UQAC, Pascal Sirois, explique que la truite de mer, dite anadrome, a comme particularité de faire un cycle de migration vers l'eau salée un peu comme le saumon. Il souhaite mieux connaître le régime alimentaire de l'espèce. Si on s'aperçoit que la truite de mer mange principalement une source de nourriture, bien on va s'attendre à ce que les populations vont varier en fonction de cette source de nourriture-là, précise-t-il.

Des os révélateurs

Dans la tête, les chercheurs prélèvent les otolithes qui servent à l'équilibre du poisson. Ces os minuscules ont pour particularité de croître tout au long de la vie de l'omble de fontaine. Ils permettent de connaître l'âge du poisson et de retracer la rivière d'origine de la truite.

Deux os sur un écran d'ordinateur.

Dans la tête des truites de mer récoltées, les chercheurs prélèvent les otolithes qui servent à l'équilibre du poisson.

Photo : Radio-Canada

Si on prend un petit poisson qui n'a pas encore sorti de la rivière, on voit quel marqueur chimique il y a dans son otolithe. Si on retrouve les mêmes dans un gros spécimen, on peut dire qu'il vient de là.

Une citation de :Loïc Roy, étudiant en biologie

Pascal Sirois poursuit en précisant que les rivières de provenance de ces truites sont la rivière Sainte-Marguerite, la rivière Saint-Jean, la rivière Petit-Saguenay et la rivière à Mars.

Et c'est vraiment à partir de cet os-là qu'on va être capable de déterminer quelle est la contribution de chacune des rivières. Est-ce qu'il y a une rivière qui est plus importante à préserver par exemple, parce qu'elle contribue beaucoup plus au stock?, se questionne le titulaire de la chaire de recherche.

Une canne à pêche appuyée sur une roche avec un pêcheur dans l'eau en arrière-plan.

Deux étudiants en biologie de l'Université du Québec à Chicoutimi tentent de capturer des truites de mer dans la baie de la descente des femmes à Sainte-Rose-du-Nord.

Photo : Radio-Canada / Gilles Munger

L'équipe de chercheurs aimerait bien récolter un échantillonnage de 200 truites de mer d'ici le mois de septembre. Elle invite les pêcheurs intéressés à participer à ce projet à communiquer avec le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.

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