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La Fondation Rivières revendique l'accès pour tous aux lacs et rivières du Québec

Roy Dupuis marche sur le bord de l'eau.

Roy Dupuis est le cofondateur de la Fondation Rivières.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

La Fondation Rivières, qui milite pour que les Québécois puissent avoir accès aux lacs et aux rivières de la province pour s’y baigner, organise du 26 juin au 4 juillet ce qu'elle appelle « la semaine du Grand Splash ».

Des obstacles empêchent l’accès à l’eau en zone urbaine et, en région, plusieurs cours d’eau appartiennent à des entités privées.

À Montréal, par exemple, sur les 50 kilomètres de berges publiques, quelques centaines de mètres seulement sont aménagées pour la baignade.

Une plage avec deux kayaks sur le rivage

La Fondation Rivières estime aussi qu’il faut s’attaquer au problème de la qualité de l’eau en plusieurs endroits.

Photo : Radio-Canada

À la plage urbaine de Verdun, au parc nature du Cap-Saint-Jacques ainsi qu'au parc Jean-Drapeau, les baigneurs peuvent profiter des installations. En revanche, ceux qui veulent se baigner au parc de la Promenade-Bellerive le feront à leurs risques et périls.

Il faut redonner accès aux rives et à l'eau aux citoyens, a lancé l'acteur Roy Dupuis, cofondateur de la fondation, vendredi, en conférence de presse.

On réclame un accès [à l'eau], pas juste pour un nombre restreint de citoyens, pas seulement pour les personnes les plus fortunées. Ce n'est pas tout le monde qui possède un chalet.

Une citation de :Salomé Corbo, présidente d'honneur du Grand Splash

L’organisme estime aussi qu’il faut s’attaquer au problème de la qualité de l’eau dans certains secteurs.

Les amateurs de baignade urbaine à Montréal, qui réclament depuis plusieurs années l’aménagement du bassin Jacques-Cartier, dans le Vieux-Port, font face au refus de la Société du Vieux-Port, une société de la Couronne, qui refuse catégoriquement les demandes, selon le responsable au développement et à la mobilisation de la Fondation Rivières, Christian Généreux.

Il pourrait très bien y avoir des bains portuaires comme on en trouve à New York et à Vancouver, fait valoir M. Généreux.

Une marina vide.

La marina vide de l'arrondissement de Lachine, à Montréal.

Photo : Radio-Canada

Par ailleurs, la Ville de Montréal a étudié la possibilité d'aménager un espace près du quai de l'Horloge, mais le projet a été abandonné parce que le courant y est trop fort.

En revanche, dans l’arrondissement de Lachine, la mairesse Maja Vodanovic mise sur la récupération de l'ancienne marina. Comme ça se fait en Europe sur les rivières et lacs urbains. De grands quais aménagés à partir desquels les gens vont pouvoir sauter, se baigner, a-t-elle indiqué.

Le site bénéficie d'une eau propre et profonde. Le projet fera prochainement l'objet d'une consultation publique et pourrait voir le jour dans cinq ans.

À Québec, les amateurs de baignade urbaine font face au refus du Port de Québec de donner accès à ses eaux aux citoyens.

Selon M. Généreux, les élus municipaux et les citoyens doivent faire pression sur le gouvernement fédéral pour espérer un changement de cap des administrations portuaires.

Avec les informations de Louis de Belleval et de La Presse canadienne

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