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Les finissants ténois ont mis fin à leur secondaire après 2 années remplies de défis

Amélie Schwarz, Samuel Gilbert, Ellie Zantoko-Lubaki et Sylvain Rourke tiennent une photo de leur école.

La cérémonie de remise des diplômes des quatre finissants de l'École Allain-St-Cyr a eu lieu samedi.

Photo : Éric Therrien

La saison des remises des diplômes bat son plein au Canada. Aux Territoires du Nord-Ouest, un finissant et la directrice de la commission scolaire francophone reviennent sur une année pleine de défis.

Ils sont quatre à l’École Allain-St-Cyr de Yellowknife, et huit à l'École Boréale de Hay River. Douze finissants francophones des Territoires du Nord-Ouest qui ont terminé leur secondaire par deux années comme nulles autres.

Ces étudiants ont terminé leur 11e année avec des cours à distance. Et leur dernière année sur les bancs de l'école a eu lieu en présentiel à l'exception de deux semaines pour l'École-Allain St-Cyr, mais avec le fardeau des restrictions sanitaires.

Yvonne Careen, directrice générale de la Commission scolaire francophone des Territoires du Nord-Ouest (CSFTNO) pense que la transition entre les deux s’est faite de façon fluide.

Une bonne adaptation aux restrictions

Les élèves savaient qu’il y avait des restrictions, qu’ils devaient respecter les consignes, explique Yvonne Careen. Est-ce que ça a été facile tout le temps? Non, le port du masque, ce n’est facile pour personne. La distanciation pour les élèves du secondaire a été parfois... intéressante.

Mme Careen explique en effet que certains élèves ont dû suivre leur cours sur la scène du gymnase. C'était le seul endroit, selon elle, où il y avait assez d’espace pour que ceux-ci respectent la distanciation sociale

Yvonne Careen.

Yvonne Careen, la directrice générale de la CSFTNO, assure que pour la plupart des élèves, le retour physique en classes pour l'année scolaire 2020-2021 a été une bonne chose.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Selon Mme Careen, nul doute que le retour à l’école dans ces conditions était mieux que les classes en ligne ou les formules hybrides avec quelques jours à l’école et quelques jours à la maison, notamment pour les matières scientifiques, qui comprennent souvent des expériences en laboratoire.

S’il y en a un que les classes en ligne n’ont pas dérangé, c’est Ellie Zantoko-Lubaki. L'adolescent fait partie de la promotion des finissants de l'École Allain-St-Cyr. Quand certains pourraient être tentés d’allumer la télévision, d’ouvrir un roman ou de jouer à des jeux vidéo en étant à la maison, pour lui, cela a surtout été un moment où sa concentration était au maximum. Ça m'a aidé à mieux me connaître, à prendre plus soin de moi, ajoute-t-il.

Le retour en classe a demandé une plus grande réadaptation, même s’il admet avoir été vraiment content de retrouver ses amis. Ça devenait un peu énervant de tout le temps mettre un masque, souligne-t-il, mais une fois qu’on s’y habitue, ça ne dérange plus vraiment.

Ellie Zantoko-Lubaki.

Le finissant de l'École Alain-St-Cyr Ellie Zantoko-Lubaki compte partir étudier à Ottawa. À l'avenir, il aimerait travailler pour le gouvernement, et si cela ne fonctionne pas, il avoue rêver de devenir acteur.

Photo : Photo envoyée par Ellie Zantoko-Lubaki

Diplôme en main, le finissant se dirigera vers Ottawa, où il a habité étant plus jeune, pour y étudier les sciences politiques et l’histoire.

Et pour lui, la logique voulait que son parcours scolaire se poursuive en français. C’est ma première langue, j’ai pas de problème avec l’anglais, mais quand il est question d’école, c’est en français, affirme fermement Ellie Zantoko-Lubaki.

Amélie Schwarz, Samuel Gilbert, Ellie Zantoko-Lubaki et Sylvain Rourke lors de leur cérémonie de remise de diplôme du secondaire.

Amélie Schwarz, Samuel Gilbert, Ellie Zantoko-Lubaki et Sylvain Rourke sont les quatre finissants de l'École Allain-St-Cyr de Yellowknife.

Photo : Éric Therrien

Une remise des diplômes un peu différente

Avant de retourner dans le sud, il a assisté samedi, avec ses trois camarades, à sa cérémonie de remise des diplômes qui, comme en 2020, a été un peu différente, puisque le maximum de personnes autorisées était de 50, selon les directives de la santé publique.

Pour les élèves de l'École Boréale, dont la remise des diplômes doit avoir lieu dans une douzaine de jours, les choses seront un peu plus compliquées, puisque les élèves sont deux fois plus nombreux et qu’ils ont plus de famille à Hay River, affirme Mme Careen.

La directrice de la CSFTNO, explique, avec une pointe de déception, que les membres du personnel ne pourront donc pas assister à la cérémonie. Si la médecin hygiéniste en chef avait annoncé qu’on pouvait augmenter le nombre de personnes en intérieur dans une célébration, on s’en serait beaucoup mieux tiré, avoue-t-elle.

Dans une annonce mercredi, le gouvernement ténois a annoncé que jusqu’à 200 personnes pourront être autorisées lors de rassemblements intérieurs, mais pas avant le début du mois de juillet.

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