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Un groupe de religieuses féministes à l’honneur dans Ainsi soient-elles

Sept femmes sont dans une réunion.

Le film « Ainsi soient-elles », en salle dès le 11 juin.

Photo : Les Films du 3 Mars

Radio-Canada

Le réalisateur Maxime Faure rend hommage à la communauté des Soeurs auxiliatrices dans le documentaire Ainsi soient-elles, son premier long métrage. Ces religieuses ont la foi et Dieu dans leur coeur, mais elles ont eu soif toute leur vie de justice sociale et caressent ce rêve de voir un jour une femme dans le rôle de pape.

Maxime Faure, qui vit aujourd’hui à Paris, a fait la rencontre de Nicole Jetté un jour de novembre 2013, alors qu’il habitait à Montréal. C’est en discutant avec elle que le réalisateur, curieux de nature, a été amené à produire un long métrage documentaire qui allait retracer le parcours de cette femme et celui des membres de sa communauté, les Soeurs auxiliatrices.

Ces dernières ont déjà été 30, mais elles ne sont aujourd’hui que 8. À l’aube de la disparition de leur groupe, elles veulent passer le flambeau.

Pendant le premier mois de création de son film, Maxime Faure est entré dans le quotidien de Gisèle, Marie-Paule, Nicole et Suzanne, sans caméra ni matériel technique. Au fil des rencontres, les Soeurs lui ont expliqué qu’elles ont décidé que la relève de leurs luttes et combats, elle n’était pas dans le monde religieux, mais devait plutôt maintenant être dans la société civile , a expliqué le réalisateur à Claudia Hébert, chroniqueuse culturelle à l’émission Tout un matin.

Ces femmes engagées ont notamment participé à la marche Du pain et des roses, en 1995, qui avait duré 10 jours et qui était une initiative de la Fédération des femmes du Québec, présidée à l’époque par Françoise David.

La particularité du film Ainsi soient-elles, c’est qu’il se déroule dans le quotidien de la communauté. J’ai souhaité aller chercher une parole intime et dépasser une parole militante, a affirmé Maxime Faure. C’est un film qui propose une immersion dans le partage des repas, les soins donnés les unes aux autres. J’ai souhaité qu’Ainsi soient-elles soit un film à la croisée entre l’intime et le politique. Ce long métrage représente six ans de travail et c’est le temps qu’il a fallu pour accéder à un quotidien, à une intimité qui est plus difficile à tourner.

Bien que l’idée de base de ce long métrage soit de Maxime Faure, le réalisateur – qui s’est aussi occupé de la scénarisation – s’est entouré de plusieurs femmes pour faire ce documentaire. La production a ainsi été assurée par Audrey-Ann Dupuis-Pierre (Metafilms) et Estelle Robin You (Les films du Balibari), la direction photo est de Léna Mill-Reuillard, le montage de Karen Benainous, la prise de son de Martyne Morin, et la musique originale est signée par KROY.

Ainsi soient-elles sort en salle au Québec le 11 juin et sera accessible en ligne dès le 25 juin sur différentes plateformes de cinéma indépendant.

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