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Mike Nickel a enfreint le code de conduite d'Edmonton, dit la commissaire à l'intégrité

Mike Nickel en entrevue.

Mike Nickel est candidat à la mairie d'Edmonton pour les élections municipales d'octobre 2021.

Photo : Radio-Canada / Sam Martin

Radio-Canada

La commissaire à l'intégrité de la ville d'Edmonton, Jamie Pytel, croit que le conseiller municipal et candidat à la mairie d’Edmonton Mike Nickel devrait être réprimandé pour avoir enfreint à plusieurs reprises le code de conduite de la Ville.

Dans une série de rapports d’enquêtes publiés jeudi, Jamie Pytel affirme que Mike Nickel a exercé des représailles contre Andrew Knack, également conseiller municipal pour la Ville d’Edmonton, ainsi que d'autres personnes ayant déposé des plaintes contre lui.

Jamie Pytel, affirme aussi que Mike Nickel a violé le code de conduite du conseil municipal d’Edmonton lorsqu'il a utilisé des courriels de citoyens obtenus dans le cadre de ses fonctions de conseiller municipal afin de promouvoir sa campagne électorale.

Tout au long de l’enquête, le conseiller municipal a maintenu que les allégations à son égard étaient non fondées et inspirées par des motivations politiques.

Dans une déclaration écrite faite à CBC/Radio-Canada vendredi, Mike Nickel affirme que l’enquête est un gaspillage d’argent public et qu’il devrait avoir la possibilité de poser des questions difficiles à ses adversaires politiques. C’est mesquin et lâche, dit-il.

Un total de six plaintes

Les rapports de la commissaire font état de six plaintes contre Mike Nickel, dont une déposée par le maire d’Edmonton Don Iveson.

La première série d’infractions concerne des publications du conseiller municipal sur ses réseaux sociaux faites le 12 et le 13 avril 2021 dans lesquelles il accuse Andrew Knack d’avoir déposé une plainte à son encontre en 2020.

Dans son rapport, Jamie Pytel affirme que Mike Nickel a blâmé de manière erronée le conseiller Andrew Knack et un membre de son équipe pour les coûts engendrés par des plaintes faites en 2020, les qualifiant de canulars ayant coûté plus de 50 000 $.

Même si le conseiller Knack avait fait cela, ce qui a d’ailleurs été nié à maintes reprises dans une déclaration écrite en présence d'un témoin, cela serait sans importance.

Une citation de :Jamie Pytel, commissaire à l'intégrité de la ville d'Edmonton

Elle explique qu’il est crucial de faire respecter le règlement du code de conduite interdisant les représailles envers une personne qui dépose une plainte.

[Mike Nickel] a tenté de manière intentionnelle de ridiculiser et d’intimider les personnes qui ont déposé des plaintes relatives au code de conduite, ou celles qui pourraient le faire dans le futur , écrit la commissaire à l'intégrité.

Il est crucial de dissuader ce genre de conduite, surtout lorsqu’elle est intentionnelle, ajoute-t-elle.

Détournement de courriels

La deuxième série d’infractions détaillées dans le rapport de la commissaire à l’intégrité concerne l’utilisation de listes de courriels appartenant à la Ville d’Edmonton afin de promouvoir sa campagne électorale.

Quatre plaintes ont été déposées par des résidents de la capitale albertaine qui affirment avoir reçu des courriels non sollicités de la part de l’équipe de campagne de Mike Nickel afin de leur demander leur appui.

Le code de conduite d’Edmonton interdit aux conseillers de se servir de listes de courriels utilisées dans le cadre de leurs fonctions municipales pour leurs campagnes électorales.

Le maire d'Edmonton, Don Iveson.

Le maire d’Edmonton, Don Iveson, qui ne se représente pas en 2021, est l'un de ceux qui ont déposé une plainte contre Mike Nickel.

Photo : Trevor Wilson/CBC

Mike Nickel a affirmé à Jamie Pytel que les plaignants avaient fourni leur courriel en s’enregistrant sur son site Internet ou lors d’activités antérieures entourant sa campagne électorale.

Les plaignants ont cependant démenti ces affirmations.

Cependant, selon Mike Nickel, les plaignants auraient ainsi agi sous l'influence d'opposants politiques, ce qui les aurait menés à faire de fausses déclarations au bureau de la Commissaire.

Je vous ai déjà avertie concernant mes inquiétudes par rapport à la politisation de votre bureau, ajoute-t-il.

Dans une lettre envoyée le 8 juin à la commissaire à l’intégrité, l’avocat de Mike Nickel, Jonathan Denis, qualifie quant à lui les plaintes entourant les activités du conseiller sur les réseaux sociaux de tentatives d’utiliser le code de conduite inspirées par des motivations politiques afin de porter atteinte à la liberté d’expression.

Les plaintes concernant le détournement de courriels sont absolument fausses, ajoute-t-il.

Déjà réprimandé

La commissaire a déjà réprimandé Mike Nickel à plusieurs reprises par le passé. Dans les rapports publiés cette semaine, elle affirme que ces infractions antérieures sont un facteur aggravant dans la sanction proposée.

Elle souligne aussi que le conseiller municipal n’a pas coopéré en plus de remettre en question sa légitimité à mener l’enquête et d’avoir démontré un mépris intentionnel envers le code de conduite du conseil municipal.

Le conseil municipal d’Edmonton tiendra une audience de sanction le 24 juin.

Avec les informations de Wallis Snowdon

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