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Forte demande et défis logistiques pour des banques alimentaires du Nord de l'Ontario

Une bénévole donne des denrées alimentaires à une personne.

La banque alimentaire de Chelmsford accueille les familles défavorisées à l'extérieur en raison de la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Ezra Belotte-Cousineau

Ezra Belotte-Cousineau

Depuis quelques mois, les banques alimentaires de la région de Sudbury enregistrent un achalandage important et ont dû adapter leurs services en raison des contraintes imposées par la pandémie.

Plusieurs d'entre elles ont hâte de pouvoir recommencer à accueillir les clients dans les locaux afin de pouvoir offrir un soutien plus global.

Les banques alimentaires des communautés de Garson et d’Onaping Falls affirment avoir environ 20 % plus de demandes que l’an dernier.

La banque alimentaire du Centre-Ville de Sudbury, quant à elle, a presque doublé le nombre de familles desservies, de 764 familles en 2020 à plus de 1100 familles depuis le début de l’année, un chiffre qui continue d’augmenter.

Un bénévole montre au journaliste le centre de distribution rempli de denrées mais vide de personnes.

Les centres de distribution sont remplis de denrées, mais vides de personnes.

Photo : Radio-Canada / Ezra Belotte-Cousineau

La coordonnatrice des services communautaires à l’Armée du Salut, Debbie Van Der Heyden, a remarqué de nouveaux visages parmi la clientèle.

Dans les environs de quartier du Moulin à fleur, nous avons beaucoup de Néo-Canadiens qui utilisent nos services. Nous nous assurons d’avoir des fruits et légumes le plus possible, puisque ces ingrédients correspondent davantage aux produits auxquels ils sont habitués.

Elle n’est pas la seule à avoir remarqué de nouveaux visages. La trésorière de la banque alimentaire Good Neighbors à Hanmer, Andréa Blais-Beaulieu, s’inquiète des répercussions de la grève à la minière Vale.

Il y a des gens pour qui c'est très difficile de rentrer dans notre centre. Il y en a qui se sentent forcés de venir. On ne refusera jamais personne.

Une citation de :Andréa Blais-Beaulieu, trésorière de la banque alimentaire Good Neighbors à Hanmer
Cinq travailleurs en grève de la minière Vale font des signes aux automobilistes qui roulent devant leurs piquets de faire du bruit avec leur klaxon.

Les banques alimentaires craignent de voir un afflux de familles dans le besoin si la grève de la minière Vale se poursuit trop longtemps.

Photo : Radio-Canada / Ezra Belotte-Cousineau

Flora Wilson Chartrand, la coordonnatrice de la banque alimentaire d’Onaping Falls, craint également les effets de la grève.

On ne sait pas à quoi s’attendre, mais on sait que notre communauté et que la banque alimentaire de Sudbury vont nous fournir de la nourriture si c'est nécessaire, explique-t-elle.

La banque alimentaire de Sudbury aide les plus petites banques alimentaires dans la région en assurant un approvisionnement constant de produits variés.

Si les banques alimentaires de la région ne craignent pas de manquer de nourriture, certaines manquent de bénévoles.

Un homme avec un chandail rouge.

Bruno Michel constate une détérioration des conditions de vie des personnes défavorisées avec qui il travaille.

Photo : Radio-Canada / Ezra Belotte-Cousineau

Avant la pandémie, la maison Inner City, une banque alimentaire de Sudbury, comptait une centaine de bénévoles, la majorité âgée de 65 ans et plus. Maintenant, il ne reste plus qu'une trentaine de bénévoles actifs.

Le manque d’effectifs est si criant que Bruno Michel, le coordonnateur de l'organisme, a été forcé de temporairement fermer son point de service dans le Nouveau Sudbury.

Une clientèle plus affectée par la solitude

Les visages de nos clients réguliers ont changé, témoigne Nancy Gravel, cuisinière pour la Mission Elgin. Ils sont plus minces, plus pâles. On voit l’effet de la solitude dans le visage des gens. La nourriture, c’est important, mais partager un repas avec quelqu’un l’est aussi.

Pour contrer l’isolation des usagers, l’organisme a accueilli plus de 200 personnes dans son stationnement la semaine dernière, à l’occasion d’un BBQ hebdomadaire.

Une cuisine collective.

La Mission Elgin a débuté ses activités en 1989.

Photo : Radio-Canada / Zacharie Routhier

Du côté du centre des jeunes de Sudbury, la coordonnatrice Julie Gorman, espère elle aussi que l’arrivée du déconfinement permettra d’aller rejoindre les usagers que l’organisme a perdus de vue depuis le début de la crise sanitaire.

Il y a des gens qui sont tombés dans les craques. Maintenant qu’on peut accueillir jusqu’à dix personnes dans l’immeuble, on espère que ça encouragera les gens à venir nous voir, indique-t-elle.

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