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Grève au BMR de Saint-Tite : l'employeur déclenche un lock-out

Un drapeau avec le logo de la CSN lors d'une manifestation

Un drapeau avec le logo de la CSN lors d'une manifestation

Photo : Radio-Canada

Jérémie Camirand

Après avoir déclenché une grève de quatre heures jeudi après-midi, les employés du BMR de Saint-Tite ont vu leur employeur déclarer un lock-out qui va prendre fin samedi matin. Les conditions salariales sont au cœur de la mésentente, soutiennent les représentants syndicaux des employés.

En pleine renégociation de leurs conditions de travail, la quinzaine d’employés du BMR de Saint-Tite a pris la décision de faire la grève jeudi, de 13 h à 17 h, pour ensuite retourner au travail, assure Isabelle Gélinas, vice-présidente du Conseil central du Cœur-du-Québec de la CSN (CCCQ-CSN).

Toutefois, leur employeur, Novago Coopérative, a pris la décision, en réaction à la grève, de déclencher un lock-out et de forcer la fermeture du magasin jusqu’à samedi matin.

« Cette décision est survenue après le déclenchement imprévu de deux grèves par nos employés, qui impactent nos clients sans préavis. Nous souhaitons donner le signal que de prendre nos membres et clients en otage avec des grèves sans préavis n'est pas accepté chez Novago Coopérative », énonce Valérie Ouellet, directrice des communications et secrétaire générale de Novago Coopérative dans un courriel.

Des négociations qui n’avancent pas, selon le syndicat

Les demandes salariales sont la source du conflit, selon Mme Gélinas. En entrevue téléphonique, elle explique que les employés souhaitent voir leur salaire augmenter afin, dit-elle, qu’il s’aligne avec le marché actuel.

Ce qu’ils demandent, c’est de garder leurs acquis présentement et un ajustement au niveau salarial parce que les salaires ne sont pas compétitifs. Plusieurs sont au salaire minimum. Certains peuvent atteindre 15 $ l'heure, mais ils ont 20 ans d’expérience , raconte Isabelle Gélinas.

L’objectif est de permettre aux employés de toucher une augmentation de 3 $ l'heure. Le syndicat affirme que l’employeur proposerait des reculs , notamment au niveau des congés.

C’est un peu ridicule. On ne comprend pas pourquoi l’employeur a décidé d’un lock-out.

Une citation de :Isabelle Gélinas, vice-présidente du CCCQ-CSN

Néanmoins, Novago Coopérative mentionne que ces demandes salariales n’ont toujours pas fait l’objet de discussions.

Les employés demeurent confiants

Malgré tout, les travailleurs du BMR de Saint-Tite sont optimistes à l’idée d’en venir à une entente.

On sent la faveur du public. Les clients qui viennent ici et là, on leur dit que c’est fermé parce qu’il y a un lock-out. Ils nous appuient, ils appuient les travailleurs , a-t-elle dit lors d’une entrevue téléphonique.

D’ailleurs, la semaine prochaine, une nouvelle rencontre de négociation entre les deux parties va avoir lieu, affirme Isabelle Gélinas.

Novago Coopérative souhaite aussi en venir à une attente : Nous souhaitons toujours la collaboration de nos employés à la table de négociation, qui suit son cours, écrit Valérie Ouellet.

D’ici là, d’autres moyens de pression sont prévus par les employés si la situation ne change pas, notamment la possibilité d’une grève illimitée, un mandat que les employés ont voté jeudi soir.

La grève va aussi reprendre samedi, une fois le lock-out terminé, précise le syndicat.

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