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Des mesures temporaires aux soins intensifs de l'hôpital de Chicoutimi

Le stationnement d'un hôpital.

L'hôpital de Chicoutimi

Photo : Radio-Canada / Mireille Chayer

Malgré la crise qui frappe le département des soins intensifs de l’hôpital de Chicoutimi, la population régionale n’a pas à craindre une rupture de service, assure le Centre intégré universitaire de santé et de service sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Plusieurs membres du personnel se sont mobilisés pour combler les besoins pressants, à tout le moins pour la durée de la fin de semaine.

La présidente-directrice générale adjointe du CIUSSS, Julie Lavoie, a révélé l’information en entrevue à Radio-Canada, vendredi.

En matinée, on apprenait qu’un patient avait été envoyé dans un centre hospitalier de Québec en raison de cette situation fragile. Selon la PDG adjointe, ce transfert a été effectué puisqu’il était impossible de lui prodiguer les soins nécessaires. Aucun autre transfert n’est prévu pour le moment.

Notre personnel s’est mobilisé de façon importante et je tiens à les remercier parce qu’il y en a plusieurs qui étaient en vacances ou en congé de fin de semaine qui ont accepté de mettre l’épaule à la roue pour nous donner de l’aide en fin de semaine, ce qui nous permet d’assurer une offre de services de qualité pour l’ensemble de nos lits de soins intensifs, a expliqué Mme Lavoie.

Offre de services à revoir

Le CIUSSS a aussi pris la décision de réduire à huit le nombre de lits aux soins intensifs en zone froide pour l’établissement de Chicoutimi, soit deux de moins qu’en temps normal, une mesure temporaire pour la fin de semaine pour alléger quelque peu l’équipe des soins intensifs, a mentionné Julie Lavoie.

Des demandes ont aussi été faites auprès du Cégep de Jonquière et du Cégep de Saint-Félicien afin que des étudiants et des enseignants puissent venir prêter main-forte. Selon le CIUSSS, ce personnel temporaire ne serait pas affecté aux soins intensifs, mais cela donnerait plus de marge de manœuvre aux gestionnaires quant au nombre de personnes pouvant être déployées au sein de cette équipe.

La PDG adjointe a martelé à plusieurs reprises l’importance des départements de soins intensifs pour l’ensemble du réseau régional qui compte six centres hospitaliers. Si l’offre de services globale pourrait être revue le temps que cette tempête soit traversée, il n’est pas question de toucher aux soins intensifs dans ces hôpitaux.

C’est important d’avoir des lits de soins intensifs à proximité de chacun de nos centres hospitaliers. On a six centres hospitaliers et il n’est pas question du tout de revoir les lits de soins intensifs. Ça ne fait pas partie du tout de nos cartes. On n’est vraiment pas là, a soutenu Mme Lavoie.

Le ministre interpellé

Portrait de Sylvain Gaudreault.

Sylvain Gaudreault, député de Jonquière

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Invité à réagir, le député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault, exhorte le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, à intervenir dans le dossier.

Je suis bien conscient qu’on ne peut pas créer d’infirmières avec une baguette magique, ça ne marche pas de même […] Il me semble qu’on aurait dû voir venir et c’est pour ça que je pense que ça atteint un niveau ministériel parce qu’on ne parle pas de choses banales. On parle de soins infirmiers aux soins intensifs, alors c’est majeur et quand il y a une situation de cette envergure-là, pour éviter une rupture de service ou quoi que ce soit, il faut absolument que le ministre s’en mêle, a signalé M. Gaudreault.

Le ministre n’était pas disponible pour une entrevue, vendredi, mais son cabinet nous a répondu qu’il suivait la situation attentivement et que des mesures incitatives existent déjà pour le personnel infirmier pour répondre à des besoins urgents.

Avec les informations de Claude Bouchard

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