•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des cours d’été à distance, malgré le déconfinement

Debbie Denis et son fils Gabriel.

Debbie Denis a remarqué que l'enseignement en ligne a nui à la réussite scolaire de son fils Gabriel.

Photo : Radio-Canada

Après pratiquement une année d’apprentissage en ligne en raison de la pandémie, de nombreux élèves en difficulté devront se résigner à suivre leurs cours de rattrapage devant un écran d’ordinateur cet été.

C'est notamment le cas des élèves des centres services scolaires de la Capitale, des Premières-Seigneuries, des Navigateurs et des Découvreurs, dans la grande région de Québec. Certains services scolaires de la province offrent quant à eux des cours en présentiel.

Les cours en ligne, c'est le principal facteur d'échec de nos élèves. On va leur donner ce qui leur a nui, déplore Debbie Denis, enseignante d'anglais à l’école secondaire La Courvilloise, à Québec.

Elle est aussi la mère de Gabriel, un jeune homme de 16 ans qui a éprouvé beaucoup de difficultés en mathématiques cette année, alors qu’il excellait dans cette matière avant la pandémie. Alors que les élèves sont retournés sur les bancs d’école, elle trouve illogique de ne pas permettre à ceux qui ont le plus de difficulté d’y rester.

On pourrait-tu donner une chance aux élèves à leur juste valeur? s’interroge-t-elle.

De la flexibilité réclamée

Le président de la Fédération des comités de parents du Québec, Kevin Roy, se réjouit quant à lui que des cours d’été soient offerts malgré l’incertitude générale qui planait au Québec il y a quelques semaines à peine. L’idéal, selon lui, serait cependant que les élèves aient le choix de suivre leurs cours à distance ou en classe.

Pour certains élèves, l’idéal est que ce soit à distance. Ils vont suivre les parents au chalet, ils vont suivre les parents pendant leurs vacances, illustre-t-il. On sait que ce n’est pas possible de le faire partout. On sait que les cours d’été, ça se prépare longtemps d’avance.

Au CSS des Premières-Seigneuries, par exemple, la décision d'offrir les cours d’été en ligne a été prise cet hiver, alors que la situation n'était pas du tout la même qu’aujourd’hui. Cette décision est aussi motivée par l’occupation de nombreux locaux par des camps d’été et par des travaux de rénovation dans les écoles selon Daniel Gauthier, président du Syndicat de l'enseignement de la région de Québec.

Une classe du Séminaire des Pères Maristes, une école privée de Québec.

Aux yeux de la plupart des élèves et des enseignants, l'enseignement en classe est plus propice à l'apprentissage que les cours en ligne.

Photo : Radio-Canada / Dominic Martel

Malgré tout, l’enseignement en classe est nettement préférable aux cours en ligne à son avis, puisqu’il permet aux enseignants d’assurer un meilleur suivi des apprentissages.

L'expérience de cette année nous a démontré hors de tout doute que le meilleur endroit pour apprendre, ça demeure encore la classe, affirme-t-il. Les élèves qui ont échoué des cours sont souvent les élèves qui ont eu des difficultés d'apprentissage. De générer pour eux des cours à distance, on pense que c'est loin d'être la solution idéale pour ces jeunes-là.

Debbie Denis estime qu'il est encore temps de faire marche arrière et d'offrir aux familles qui le souhaitent des cours d'été en présentiel.

La coordonnatrice aux services éducatifs du CSS de la Capitale, Mélanie Rhainds, admet que l’apprentissage en classe est préférable, mais que cette année, les cours en ligne vont permettre aux élèves de poursuivre leur cheminement même s’ils passent l’été dans une autre région. Elle souligne également que le rattrapage se poursuivra lors du retour de tous les élèves en classe, à la fin de l’été.

Ce qu'on espère, c'est de les avoir avec nous à la rentrée, et de pouvoir les prendre là où ils sont rendus, dit-elle.

Avec les informations de Marie-Pier Mercier

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !