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À Ottawa et dans l'est ontarien, déconfinement rime avec joie… et terrasses

Jim Watson, tout sourire, avec deux membres de sa famille.

Vendredi midi, Jim Watson a pu échanger avec sa sœur et le mari de celle-ci.

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

Aussitôt ouvertes, aussitôt achalandées. Les terrasses ontariennes, qui peuvent accueillir des clients depuis 0 h 01 vendredi, n’ont pas mis de temps à faire courir les foules tout au long de la journée, à Ottawa et dans l'est ontarien.

En matinée, bon nombre de citoyens ont convergé pour déjeuner avec des amis ou des membres de leur famille. Attablé avec ses œufs et son bacon, Nick Nante était l’un de ceux qui attendaient le feu vert pour y retourner à la moindre occasion.

Ça fait presque trois mois, c’est super! On est très contents d’être finalement dehors et de manger finalement ensemble, dit-il, ravi de retrouver sa famille pour la première fois en trois mois.

Une serveuse portant le masque parle à deux clients.

Les restaurateurs espèrent que cette réouverture sera la bonne.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Theriault

Dans l’est ontarien, les terrasses étaient tout aussi courtisées par les clients avides d'un bon repas ou d'une bonne consommation, sous un soleil radieux. Le copropriétaire du resto-motel Place 19-67, de Plantagenet, Charles Lamarche, a fait des pieds et des mains pour parvenir à accueillir ses clients vendredi matin.

Le restaurateur a improvisé une terrasse dans son stationnement en louant un chapiteau. C’est sûr que ça entraîne des coûts. Par contre, on voit ça de l’autre côté : [ça nous permet] de repartir la machine et de ramener tous nos employés.

Un poteau sur un terrain asphalté.

Les propriétaires de la Place 19-67, à Plantagenet, ont installé un chapiteau dans leur stationnement pour être en mesure d’accueillir leur clientèle.

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Une serveuse au resto-motel, Sylvie Groulx, espère réellement que cette réouverture sera la bonne. Je suis contente de reprendre la routine. [...] Le yo-yo, c’est assez. J’espère que c’est la dernière fois. Je souhaite un retour à la normalité à l’automne, dit la serveuse d’expérience qui a bien hâte d’accueillir ses clients à l’intérieur du restaurant.

Vue d'ensemble d'une terrasse à Ottawa. On y voit un serveur portant le masque.

Les propriétaires et employés doivent tout de même suivre des restrictions.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Theriault

La popularité et l’achalandage se sont poursuivis sur l’heure du dîner. Même le maire d’Ottawa, Jim Watson, en a profité pour trinquer et manger avec sa sœur et son beau-frère. Il encourage d’ailleurs la population à l’imiter au cours de la fin de semaine.

C’est une occasion de profiter de la bonne nourriture et du beau soleil, ici, à Ottawa, a répondu le maire qui souhaite aussi que les clients fassent preuve de générosité envers les travailleurs de la restauration étant donné que ceux-ci ont grandement souffert de la pandémie.

Le maire d'Ottawa donne un coup de coude amical à un serveur sur le bord d'une terrasse.

Le maire Jim Watson a pris la peine de saluer un employé de l'endroit qu'il a fréquenté.

Photo : Radio-Canada / Hugo Belanger

Du côté d’Embrun, le président et brasseur de la Brasserie Tuque de Broue, Nicolas Malboeuf, avoue que cette réouverture le comble de bonheur, à un tel point qu'il a l'impression de revivre des sensations similaires à ce qu’il a vécu, il y a environ cinq ans, lorsqu’il a lancé sa brasserie.

C’est tellement le fun ce qui se passe en ce moment. C’est comme un renouveau, le même feeling que notre ouverture il y a cinq ans. De pouvoir accueillir les gens physiquement [...] ça fait près de 15 mois que nous n'avons pas vécu, pour la plupart d’entre nous.

Deux personnes lèvent leur bière sur une terrasse.

Marie-Claude et Nicolas Malboeuf, de la Brasserie Tuque de Broue

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Au rendez-vous pour les commerçants

Cette première étape du déconfinement ontarien comprend aussi la réouverture des commerces non essentiels. Ceux-ci doivent suivre quelques restrictions, comme une limite de leur capacité d’accueil.

Une file de gens devant un magasin à Ottawa.

Une file de gens devant un magasin, à Ottawa, pour le premier jour de la première étape ontarienne du déconfinement

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

Peu importe, le gérant de la Librairie du soleil, à Ottawa, Jean-Philippe Guy, était fébrile à l’idée de pouvoir accueillir des clients pour la première fois depuis le 7 avril. On a presque dû fermer la porte parce qu’on a atteint la limite de capacité [aussitôt] qu’on a ouvert, a-t-il relaté, visiblement satisfait de la tournure des événements.

Qu’en pense la Dre Etches?

Il y a moins d’un mois, alors que le Québec avait annoncé son plan de déconfinement, la médecin chef de Santé publique Ottawa, la Dre Vera Etches, avait tenu à rassurer les Ottaviens que le déconfinement allait arriver bientôt.

Rencontrée vendredi en plein cœur du marché By, elle se réjouissait de voir les gens célébrer sur les terrasses après tous ces mois de confinement. Elle a reconnu que ce n’était pas facile de rester à la maison, mais elle a tenu à prévenir les citoyens à ne pas trop s’enflammer dès la première étape du déconfinement.

Le taux [de positivité] est 10 fois plus élevé, cette année, qu’en juin dernier. Il faut être prudent. La vaccination doit continuer, on n’est pas encore arrivés à notre but. Il faut continuer de garder la distance et de porter le masque pour le moment, a-t-elle prévenu, encourageant les contacts à l’extérieur puisqu’il a été prouvé que cela était nettement moins risqué qu’à l’intérieur.

Dre Etches en entrevue près du marché By.

La Dre Etches souhaite que les écoles puissent accueillir les enfants à l'automne.

Photo : Radio-Canada

La Dre Vera Etches est satisfaite de voir que la population se fait vacciner, mais tout ce processus comprend certains défis, notamment en ce qui a trait à l’approvisionnement.

La stratégie de la province est complexe en Ontario. C’est important d’avoir une plus grande quantité de doses où le risque est plus haut, comme à Toronto et à Peel. J’ai bon espoir que les gens [d’Ottawa] auront leur deuxième dose cet été.

Avec les informations de Mama Afou, Jérémie Bergeron, Denis Babin, Julie-Anne Lapointe et d’Emmanuelle Poisson

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