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Toxicomanie : le centre de traitement de Red Deer sera dans un parc industriel

Une seringue, des pilules et de la poudre placées aléatoirement.

La crise des opioïdes frappe toute l'Amérique du Nord.

Photo : Shutterstock / Chirachai Phitayachamrat

Le gouvernement albertain et la Ville de Red Deer ont choisi une parcelle de terrain d’environ 40 500 mètres carrés dans le parc industriel Chiles, à l’extrémité nord de la ville, pour la construction d’un nouveau centre de traitement communautaire pour les personnes souffrant de toxicomanie.

La construction du centre devrait commencer à l’automne. Il s'agit d'un des cinq nouveaux centres provinciaux pour le traitement des dépendances. Sa construction a été annoncée l’été dernier.

À l’époque, la province avait dit que le centre pourrait probablement commencer à accueillir des patients dès ce printemps.

Nous adoptons une approche complètement différente en ce qui concerne les dépendances, affirme le ministre adjoint de la Santé mentale et des Dépendances, Jason Luan.

Il s’agit d’améliorer la qualité de vie des gens.

Une citation de :Jason Luan, ministre adjoint de la Santé mentale et des Dépendances

Le centre de traitement communautaire de Red Deer comptera 75 places. Les résidents devront être sobres afin d’y être acceptés et ne seront pas autorisés à consommer de la drogue à l’intérieur du centre ni dans les centres de consommation supervisée.

Une carte montre l'emplacement du site.

Le site du nouveau centre de traitement communautaire contre les dépendances de Red Deer.

Photo : Gouvernement de l'Alberta

Ce ne sera pas très utile si, d’un côté les gens sont toujours à l’étape de sortir de leur dépendance aux drogues et en consomment toujours alors qu’ils reçoivent des traitements, explique le ministre adjoint.

La province dit que l’approche du centre est fondée sur des données factuelles entourant le traitement résidentiel à long terme pour la toxicomanie.

Dans un courriel, l’attaché de presse du ministre adjoint, Justin Marshall, explique que les personnes qui désirent participer au programme pourront soumettre leur candidature, être recommandées par un autre service de soutien ou un médecin.

La durée de leur séjour dépendra de leurs besoins, mais devrait se situer entre 30 jours et un an.

Justin Marshall n’a pas confirmé quand la construction du centre sera terminée.

Loin du centre-ville

Jason Luan et la mairesse de Red Deer, Tara Veer, indiquent que le parc industriel de Chiles a été choisi parce qu’il est éloigné du centre-ville.

Il est important de fournir aux futurs résidents un lieu où ils pourront vivre et se rétablir entre eux, tout en restant dans la communauté, affirme Tara Veer.

Elle ajoute que cet emplacement est à l’intérieur des frontières de la ville, mais à l’extérieur du centre-ville, où les résidents pourraient être exposés à certaines personnes ou habitudes qui pourraient nuire à leur rétablissement.

Une approche critiquée

Cette semaine, la porte-parole de l'opposition néo-démocrate en matière de santé mentale et de toxicomanie, Lori Sigurdson, a accusé le gouvernement de Jason Kenneyde baser sa stratégie pour combattre la crise des opioïdes sur une idéologie qui favorise l’abstinence plutôt que la réduction des méfaits et la mise en place des stratégies qui ont fait leurs preuves.

Le gouvernement préfère un modèle basé sur les traitements où les gens doivent arrêter de consommer tout d’un coup et aller se faire soigner, mais tout le monde n’est pas rendu à cette étape. Il faut offrir du soutien aux gens en fonction d'où ils sont rendus, a-t-elle déclaré en conférence de presse mercredi.

Selon le système de surveillance de la consommation de substances de la province, 56 personnes sont mortes à la suite de surdoses à Red Deer en 2020. Au cours des 3 premiers mois de l’année 2021, 12 personnes sont mortes de surdoses. La majorité de ces décès étaient dues à des opioïdes.

Une approche holistique

Justin Marshall indique que le centre de traitement sera géré par une organisation à but non lucratif. Cette dernière sera choisie à l'issue d’un processus formel et compétitif.

Il dit que le gouvernement ne fera pas de commentaire sur les coûts de construction et d'entretien du centre tant que la province n’aura pas choisi le constructeur. Il affirme cependant que la province couvrira tous les frais de construction et de fonctionnement du centre.

Précédemment, le gouvernement albertain a dit qu’il s’engageait à fournir jusqu’à 5 millions de dollars.

De son côté, Jason Luan affirme que le centre sera un lieu où les résidents pourront réfléchir et travailler pour donner un nouveau sens à leur vie durant leur traitement.

Quand on décide qu'on veut une vie différente, une vie digne et respectueuse et jouer un rôle constructif dans la société, c’est un moment décisif, dit-il.

Quand les gens terminent des programmes holistiques comme celui-là, c’est vraiment une expérience personnelle qui apporte une transformation, ajoute-t-il.

Avec les informations de Jennie Russel et Heather Marcoux

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