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Québec solidaire s'oppose désormais à la nationalisation des barrages de Rio Tinto

La centrale Isle-Maligne de Rio Tinto, à Alma.

La centrale Isle-Maligne de Rio Tinto.

Photo : Avec l'autorisation de Rio Tinto

Alors que la demande faisait partie de la plateforme électorale de ses candidats locaux en 2018, Québec solidaire n'appuie pas la proposition de nationaliser les installations hydroélectriques de Rio Tinto.

Québec solidaire comprend la sortie publique du conseiller Jean-Marc Crevier, qui prône la nationalisation des barrages de Rio Tinto, mais n'appuie pas cette solution.

Le conseiller municipal du district #6 à Saguenay avait lancé cette idée, lundi lors du conseil municipal, pour que soit établi un véritable rapport de force entre la région et la multinationale de l'aluminium.

La porte-parole de QS en matière d'énergie, Ruba Ghazal, pense qu'il faut plutôt augmenter les redevances exigées à Rio Tinto en échange de ses droits hydrauliques.

Je comprends le cri du cœur de M. Crevier, mais on a peut-être une solution plus simple parce que là il faut négocier avec l'entreprise si on veut nationaliser, il y a le montant, etc. Il faudrait peut-être lui payer des compensations dépendamment de l'entente, il y a plusieurs barrages. Une solution plus simple serait d'augmenter les redevances hydrauliques, de prendre cet argent-là, parce que les redevances sont quand même basses, on pourrait les augmenter substantiellement et l'argent qu'on va récupérer de cette façon-là pourrait être mis dans un fonds de diversification économique régional, a détaillé la députée de Mercier lors d'un entretien vendredi.

Une promesse en 2018

Pourtant à l'élection de 2018, les candidats de Québec solidaire dans la région s'étaient engagés en faveur de la nationalisation des barrages de la multinationale.

C'est aussi ce que prônait l'ancien porte-parole de Québec solidaire, Amir Khadir, en 2012.

Rappelons que Rio Tinto bénéficie des droits hydrauliques du bassin du lac Saint-Jean pour produire de l'électricité utilisée pour fabriquer de l'aluminium. Alcan, depuis rachetée par Rio Tinto, avait profité d'une exemption lors de la nationalisation des ouvrages hydroélectriques au début des années 1960 au bénéfice d'Hydro-Québec.

72 M$ en 2019

Selon un mémoire préparé par Saguenay, Rio Tinto a payé 72 M$ en redevances hydrauliques en 2019. Le rapport de la multinationale pour 2020 indique un paiement de redevances de 49,3 M$ américains au ministère des Finances du Québec. L'entreprise a refusé de dévoiler si ce montant représentait uniquement des redevances hydrauliques.

Les redevances hydrauliques versées par Hydro-Québec et les entreprises privées sont versées au Fonds des générations.

Avec des informations de Michel Gaudreau

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