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COVID-19 : les jeunes sont essoufflés en Ontario

Une professeure en psychologie a des conseils pour aider votre enfant.

Rayan à la table avec son ordinateur portable devant lui.

Rayan Chami, 14 ans, n'aime pas les cours en ligne.

Photo : Fournie par la famille Chami

Après des mois de restrictions, Rayan Chami, 14 ans, rêve d'une simple chose : une coupe de cheveux! Mais malgré le début du déconfinement en Ontario, les salons de coiffure demeurent fermés, tout comme les écoles et les centres sportifs, notamment.

Ce qu'il a trouvé le plus difficile avec toutes les fermetures d'écoles et les cours en ligne cette année a été de ne pas voir ses camarades de classe régulièrement.

Il espère aller à la piscine et faire des activités en personne avec ses amis cet été.

C'est beaucoup pour les enfants, qui sont dans des périodes critiques de développement, souligne la professeure en psychologie Nafissa Ismail de l'Université d'Ottawa.

La décision du gouvernement Ford de garder les écoles fermées en juin à cause de la menace du variant Delta coupe les jeunes de contacts sociaux extrêmement importants, dit-elle.

Les enfants et les adolescents sont dans un état de stress chronique à cause de la pandémie, ajoute-t-elle, ce qui pourrait laisser des séquelles à long terme comme la dépression, selon elle.

Félix Valette, un élève de 10e année, raconte qu'il a de la difficulté à rester concentré avec les cours en ligne. Il s'ennuie beaucoup de ses amis.

J'ai passé plus de temps à rien faire du tout cette année, à un peu m'ennuyer, à rester sur mon téléphone et les réseaux sociaux. J'étais pas vraiment déprimé, j'étais juste vide un petit peu.

Une citation de :Félix Valette, adolescent

Il espère aller en Colombie-Britannique cet été avec sa famille pour faire du vélo de montagne. Il voudrait également pouvoir dormir chez des amis et jouer à des jeux vidéo avec eux. En fait, je reprendrais juste la vie normale que j'avais avant la pandémie, dit-il.

De son côté, Elora Elford, qui est en 8e année, rêve d'aller au cinéma. Elle s'ennuie elle aussi de ses amies.

C'est différent de voir un film [au grand écran] avec des gens autour de moi et de pouvoir manger du popcorn.

Une citation de :Elora Elford, résidente de Belle River

Elle a bien hâte d'aller en France avec sa famille cet été pour revoir ses proches.

Daria et Konrad Jagielski en train de lire dans un lit dans une roulotte.

Daria et Konrad Jagielski en camping

Photo : Fournie par la famille Jagielski

Daria Jagielski, 14 ans, dit que les cours en ligne étaient amusants au début, mais qu'elle s'en est lassée rapidement.

T'es assis devant l'ordinateur toute la journée, tu n'as pas d'énergie et quand les cours se terminent, tu ne veux rien faire.

Une citation de :Daria Jagielski, élève de 9e année

Elle est d'accord toutefois avec la décision de la province de garder les écoles fermées en juin, si c'est pour revenir plus rapidement à la normale, affirme-t-elle.

Son frère, Konrad, comprend lui aussi cette décision, même s'il aurait aimé retourner à l'école avant la fin de l'année scolaire pour voir mes amis et dire merci à mon enseignante. Ça m'aurait donné un peu comment c'était avant [la pandémie], dit-il.

Je suis le plus content quand je suis à l'école, que je peux voir, parler et jouer avec mes amis, confie l'enfant de 12 ans.

L'organisme Jeunesse, J'écoute indique que la pandémie et les restrictions qui l'accompagnent ont mené à un sentiment d'isolement chez plusieurs enfants et adolescents. Les jeunes nous racontent de plus en plus qu'ils s'ennuient de leurs amis et de leurs proches, raconte la porte-parole Constantina Ellinas. La pandémie demeure une source importante de stress et d'anxiété, ce qui mine leur santé mentale et émotionnelle.

Camille devant sa tablette.

Camille Beaulieu de Verner espère retourner à l'école en septembre, parce que les cours en ligne lui donnent mal à la tête, dit-elle.

Photo : Fournie par la famille Beaulieu

Découvrir de petits plaisirs

Camille Beaulieu, 9 ans, est déçue de ne pas être retournée en classe ce mois-ci, parce que les cours en ligne lui donnent un gros mal de tête et qu'elle adore jouer aux quatre coins avec ses amies à la récréation.

Elle a toutefois profité de la pandémie pour apprendre à faire du crochet. Elle a confectionné plusieurs couvertures, raconte-t-elle fièrement. Elle a hâte de faire du kayak et d'aller à la roulotte cet été avec ses parents.

Zoya Kdouh, qui ira à l'Université Concordia à Montréal à l'automne, dit que le confinement lui a donné le temps de réfléchir sur sa vie et de redécouvrir les joies de la nature.

Elle aime les cours en ligne, mais elle aurait vraiment voulu célébrer la fin de ses études secondaires en personne avec ses amies.

Je veux vraiment passer du temps en personne avec mes amies cet été, peut-être aller sur un bateau ensemble. Je voudrais aussi faire du shopping, parce qu'avec l'université, je veux complètement changer mon style vestimentaire.

Une citation de :Zoya Kdouh, finissante du secondaire
Zoya Kdouh debout.

Zoya Kdouh aime les cours en ligne, mais elle s'ennuie de ne pas pouvoir côtoyer ses amies.

Photo : Fournie par la famille Kdouh

Rayan Chami raconte que le confinement lui a donné l'occasion de discuter davantage avec ses parents et d'en apprendre plus sur leurs années passées au Liban et en Afrique.

De leur côté, Daria et Konrad Jagielski ont hâte de faire du camping et d'aller à la pêche cet été avec leurs parents.

Comment aider votre enfant cet été?

La professeure Nafissa Ismail offre ces conseils aux parents s'ils veulent aider leur enfant en matière de socialisation, en plus de l'encourager au sujet de l'avenir :

  • organiser des rencontres avec les amis de votre enfant au parc, un ami à la fois au départ
  • faire un pique-nique avec des proches
  • célébrer en famille la fin de la troisième vague (attendez au moins à la fin juillet avant de parler à votre enfant de la rentrée scolaire et des restrictions qui pourraient être imposées à ce moment-là)

Elle ajoute qu'il est important de laisser votre enfant profiter de l'été, mais tout en observant son comportement et de ne pas hésiter à consulter un professionnel s'il a des symptômes comme un manque d'énergie, un niveau constant d'inquiétude et un manque d'appétit.

Pour communiquer avec Jeunesse, J'écoute : cliquez ici (Nouvelle fenêtre) ou composez le 1-800-668-6868

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