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Le fédéral investit 4,4 M$ pour la réduction de surdoses à Ottawa

Des sachets de fentanyl sur une table.

L'investissement permettra d'améliorer les services dans 5 sites de consommation supervisée d’Ottawa.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Le ministère de la Santé du Canada a annoncé vendredi l’octroi de 4,4 M$ pour réduire les surdoses à Ottawa.

L’investissement permet d’appuyer le projet Safer Supply Ottawa de l'organisme Pathway to Recovery, un organisme qui vient en aide aux résidents d’Ottawa atteints d’un trouble lié à l’utilisation d’opioïdes. Le gouvernement du Canada avait déjà investi près de 2 millions de dollars dans ce même programme.

Le nouveau financement permettra de prolonger le projet jusqu’en 2023 et de venir en aide à 200 personnes de plus.

Le projet novateur utilise une solution de rechange pharmaceutique aux drogues illégales toxiques en distribuant chaque jour des médicaments prescrits, peut-on lire dans un communiqué. Un approvisionnement plus sécuritaire prévient les surdoses et permet aux participants de visiter régulièrement un professionnel de la santé.

C’est la ministre de la Prospérité de la classe moyenne et ministre associée des Finances, Mona Fortier, qui en a fait l’annonce, vendredi, au nom de la ministre de la Santé, Patty Hajdu.

Mona Fortier dans la station de Radio-Canada Ottawa-Gatineau.

Mona Fortier, ministre de la Prospérité de la classe moyenne et ministre associée des Finances (Archives)

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Nous avons tragiquement perdu beaucoup de personnes à Ottawa-Vanier et dans tout le pays à cause des surdoses, soutient Mona Fortier.

Notre gouvernement est fier d'étendre son soutien au projet Safer Supply Ottawa afin d’aider encore plus de personnes à risque de surdose et les mettre en contact avec les services vitaux dont elles ont besoin, ajoute la ministre.

La pandémie de COVID-19 a compliqué l’accès au soutien pour les personnes qui consomment des substances a soutenu Mme Fortier lors du point de presse virtuel.

Pour aider ceux qui sont les plus vulnérables, nous devons venir à leur rencontre là où ils se trouvent. En unissant nos efforts à ceux des organismes communautaires de l’Ontario et de tout le pays, nous pouvons offrir de meilleurs services à ceux qui consomment des drogues en leur donnant un plus grand accès à du soutien et à des traitements, écrit la ministre Hajdu par voie de communiqué.

Le financement annoncé vendredi permet à Pathways to Recovery d’élargir la portée de ses services dans cinq sites de consommation supervisée d’Ottawa.

Un investissement qui profite aussi à l'Outaouais

Au total, 450 personnes pourront bénéficier de l’aide offerte. Les organismes d’Ottawa précisent que les drogues de plus en plus puissantes représentent un plus grand danger dans la communauté.

L’objectif consiste à réduire le risque de surdose accidentelle et à améliorer la santé en fournissant un accès à des opioïdes prescrits, de qualité pharmaceutique, et en orientant davantage les personnes qui consomment des drogues vers les services sociosanitaires et de traitement intégré et complet, écrit Donna Sarrazin, gestionnaire de projet, Safer Supply Ottawa et directrice de Pathways to Recovery.

Un homme dont on ne voit que les mains tient des seringues.

La crise des opioïdes fait des ravages au pays.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Les partenaires du projet Safer Supply Ottawa comprennent Recovery Care, Ottawa Inner City Health, Respect Rx Pharmacy, le Centre de santé communautaire Somerset Ouest, le Centre de santé communautaire Côte-de-Sable et Santé publique Ottawa.

Comme on est proche, très souvent les consommateurs traversent des deux côtés de la rivière, donc c’est important d’avoir le même matériel d’un côté et de l’autre.

Une citation de :Annie Castonguay, directrice adjointe au Bureau régional d’action sida (BRAS) Outaouais

Cet investissement bénéficiera aussi aux organismes de l'autre côté de la rivière des Outaouais, indique Annie Castonguay, directrice adjointe au Bureau régional d’action sida (BRAS) Outaouais.

Ce qu’on remarque beaucoup au niveau de l’Outaouais, c’est que les gens vont aller de procurer du matériel de consommation du côté d’Ottawa qu’on n’a pas, très souvent, ici, en Outaouais. Donc, quand on apprend ça, on demande à la santé publique d’avoir le même type de matériel. C’est ce qui a amené d’avoir une nouvelle sorte de seringues présentement, plus petite, que les gens préfèrent et qui fait moins de dommages aux veines, illustre-t-elle. Donc, cet avantage-là d’être proche d’Ottawa qui a d’autres types de produits parfois, nous permet d’amener ces produits-là qui, des fois, ne sont même pas disponibles ailleurs au Québec.

Avec les informations de Christian Milette

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