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Érosion côtière : trois contrats de recherche totalisant près de 1 M$ accordés à l'UQAR

Le bord du fleuve à Sainte-Flavie.

L'érosion côtière peut être observée à Sainte-Flavie. (Archives)

Photo : Municipalité de Sainte-Flavie

Radio-Canada

L'Université du Québec à Rimouski (UQAR) reçoit trois contrats de recherche d'une valeur de près d'un million de dollars pour développer des outils de suivi de l'érosion côtière, dans l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent.

Les outils développés par l'UQAR doivent notamment permettre de modéliser l'érosion.

Par voie de communiqué, le ministère de la Sécurité publique précise que l'un des contrats prévoit le déploiement d'un atlas géomatique sur les risques liés aux inondations au Québec.

 Nous avons le privilège, au Québec, de pouvoir compter sur l'expertise de chercheurs locaux [...] Ce savoir guide nos actions pour assurer la protection de nos citoyens habitant à l'intérieur des zones jugées à risque, soutient la ministre Geneviève Guilbault.

Les travaux de recharge de la plage à Percé, il y a quelques années.

Un programme de suivi des recharges de plage fait partie des projets financés par Québec. (Archives)

Photo : Radio-Canada

De l'enveloppe de 926 777 $, près de la moitié, soit une somme de 459 029 $, est allouée au Programme de suivi environnemental de recharges de plages réalisées dans l'estuaire et le golfe du Saint‑Laurent.

Le professeur-chercheur Pascal Bernatchez travaillera sur ce projet de recherche avec le professeur David Didier.

Ces derniers souhaitent développer un outil capable de simuler les interactions entre la glace, l'océan et les vagues, en tenant compte des niveaux d'eau dans le Saint-Laurent.

Pascal Bernatchez, sur le bord du fleuve Saint-Laurent.

Le titulaire de la Chaire de recherche en géoscience côtière, Pascal Bernatchez, travaille sur les endroits à risque d'érosion côtière depuis des années. (Archives)

Photo : Radio-Canada

Un second projet, qui consiste en une évaluation préliminaire du risque lié aux inondations - phase 3 : déploiement d'un atlas géomatique au Québec, reçoit quant à lui un montant de 278 000 $.

Le professeur‑chercheur Thomas Buffin‑Bélanger dirigera cette évaluation. Le contrat de recherche prévoit également le développement d'outils de consultation, d'analyse ainsi que de formation à l'intention des utilisateurs de l'atlas.

Le pic Champlain au loin; la banquise au premier plan.

Dany Dumont et son équipe ont installé des instruments de mesure sur le pic Champlain, dans le parc du Bic, pour surveiller les dynamiques de la banquise. (Archives)

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Le reste de l'enveloppe, une somme de 189 748 $, est accordée à un troisième projet.

L'Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER) doit effectuer la Modélisation numérique de l'estuaire et du golfe du Saint-Laurent dans une perspective de changements climatiques : océan, glaces, surcotes et vagues - phase 2.

Ce programme sera encadré par les professeurs‑chercheurs Dany Dumont et Pascal Bernatchez.

L'octroi de ces contrats de recherche constitue une belle reconnaissance de l'expertise de l'UQAR et de l'ISMER.

Une citation de :François Deschênes, recteur de l'UQAR, par communiqué

Les connaissances et les résultats qui émaneront de ces travaux de recherche permettront au gouvernement d'avoir un nouvel éclairage pour alimenter sa prise de décisions et ainsi faire face à ces enjeux de sécurité civile qui touchent plusieurs régions du Québec, souligne le recteur de l'UQAR, François Deschênes.

Dany Dumont au parc du Bic.

Le professeur-chercheur à l'Institut des sciences de la mer de l’Université du Québec à Rimouski, Dany Dumont, étudie notamment l'impact des vagues sur la banquise. (Archives)

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Les montants alloués à ces projets de recherche proviennent des budgets du Cadre pour la prévention de sinistres 2013-2022.

Celui-ci permet des investissements en appréciation et en traitement des risques liés à de nombreux aléas tels que l'érosion et la submersion côtières, les inondations, les glissements de terrain et les tremblements de terre.

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