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Veillée organisée à Winnipeg en mémoire des victimes de l'attaque à London

Des centaines de voitures sont stationnées sur un grand terrain.

Des centaines de personnes se sont rassemblées dans leurs voitures à la grande mosquée de Winnipeg jeudi soir pour pleurer les récents meurtres des membres d'une famille de London.

Photo : Radio-Canada / Justin Fraser

Radio-Canada

Jeudi soir, des centaines de personnes se sont rendues à la grande mosquée de Winnipeg pour assister à une veillée en voiture, tout en respectant la distanciation physique, afin de pleurer les récents meurtres des membres d'une famille de London et de réclamer la fin de l'islamophobie.

La communauté musulmane de Winnipeg espérait ne plus jamais avoir à le faire, mais un peu plus de quatre ans après la fusillade meurtrière survenue dans une mosquée de Québec, elle s'est à nouveau rassemblée pour pleurer et condamner les vies enlevées par la haine.

Penser qu'une famille qui allait se promener n'a pas pu rentrer chez elle. Combien de [morts] supplémentaires faudra-t-il pour que le monde écoute? a lancé Leen Aljindi aux personnes rassemblées.

Une adolescente voilée tient un micro dans ses mains. Elle s'adresse à plusieurs personnes réunies.

Leen Aljindi, 17 ans, a prononcé un discours dans lequel elle a souligné que le racisme est un problème multigénérationnel.

Photo : Radio-Canada / Sam Samson

L'islamophobie est réelle.

Une citation de :Leen Aljindi, jeune membre de l'Association islamique du Manitoba

Leen Aljindi, 17 ans, est membre de l'Association islamique du Manitoba, et les organisateurs lui ont demandé de prendre la parole durant la veillée.

J'hésite désormais à dire que je suis Canadienne et fière de l'être parce que le racisme existe dans notre pays, a déclaré l'élève de 12e année de l'Institut collégial Vincent Massey, de Winnipeg.

Une guérison qui prendra du temps

Fahmeeda Fazan et son mari, Fazal ur-Rehman, ont participé à la veillée. Ils disent qu'ils ont peur depuis l’attaque.

Une femme voilée et un homme sont à bord de leur véhicule.

L'attaque de London contre une famille musulmane provoque de la crainte chez Fahmeeda Fazan et son mari, Fazal ur-Rehman, résidents de longue date de Winnipeg.

Photo : Radio-Canada / Sam Samson

Nous avons peur de nous déplacer. Nous pensons que notre liberté a disparu, a déclaré M. ur-Rehman.

La guérison prendra beaucoup de temps, a ajouté Mme Fazan.

Shayna Plaut, enseignante des droits de la personne au Global College de l'Université de Winnipeg, estime qu’il est important que les gens montrent leur soutien en assistant à ces veillées et en faisant des gestes aux moments opportuns.

Il faut se présenter et écouter, mais aussi affronter le sectarisme, que ce soit dans sa propre communauté ou dans la communauté au sens plus large.

Pas un problème de génération

Quatre membres d’une famille musulmane ont été tués dimanche à London, en Ontario, après avoir été percutés par une camionnette. Un homme de 20 ans est accusé de meurtre au premier degré et de tentative de meurtre. La police affirme que l’accusé avait ciblé la famille en raison de sa foi musulmane.

Mentionnant le jeune âge de l'accusé, Leen Aljindi a déclaré : C'est la preuve que le racisme n'est pas un problème de génération. [Le racisme] ne connaît ni âge, ni visage, ni sexe..

Je pense que la façon d'aider, qu'on soit musulman, non-musulman, jeune ou vieux, c'est simplement d'être informé et d'être conscient que ces situations, ces problèmes et ces questions surgissent toujours autour de nous, peu importe où nous sommes , a-t-elle ajouté.

Avec les informations de Sam Samson

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