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Opposition au projet de gazoduc Goldboro-LNG en Estrie

Des conduites d'un oléoduc

L'opposition s'organise concernant le projet d'oléoduc Goldboro-LNG (archives).

Photo : TransCanada

Radio-Canada

Une manifestation aura lieu samedi à Sherbrooke pour tenter de bloquer le projet d’agrandissement du projet d’oléoduc Goldboro-LNG qui doit traverser la région de l’Estrie.

Le porte-parole du collectif Goldboro, parlons-en, Guillaume Loiselle, explique que le projet vise à transporter du gaz naturel, qui serait extrait dans l’Ouest canadien en Alberta jusqu’en Nouvelle-Écosse.

C’est 5000 kilomètres plus loin. Il n’y a pas d’autre chemin pour transporter le gaz naturel que les gazoducs. Au Québec, il part de Montréal-Est, traverse le fleuve et emprunte le tracé de l’autoroute 10 pour sortir à East Hereford pour aller aux États-Unis et revenir au Canada , mentionne M. Loiselle.

Il signale que le gazoduc trans Québec-Maritimes passe déjà dans la région.

Ce gazoduc roule déjà au maximum de sa capacité à 320 millions de pieds cubes de gaz naturel par jour. La compagnie veut en faire passer 800 millions. C’est assez facile de faire le calcul que c’est plus que le double. Un nouveau gazoduc serait construit ou il y aurait un agrandissement de celui déjà en place. Il y aura des impacts pour les travaux et sur l’environnement.

Une citation de :Guillaume Loiselle, porte-parole du collectif Goldboro, parlons-en

Le collectif avance que le gaz naturel serait principalement du gaz de schiste, issu à 80 % de la fracturation hydraulique.

Ce qui est important de savoir, c’est que le gaz naturel conventionnel n’existe presque plus. Le gaz de schiste est un processus beaucoup plus polluant. Nous avons un moratoire sur l’exploitation du gaz de schiste au Québec et au Nouveau-Brunswick. En plus, le gaz extrait n’est pas pour une consommation canadienne , indique M. Loiselle.

Il signale qu’une quinzaine de municipalités de la région se trouvent sur le tracé du gazoduc.

De Granby jusqu’à Magog où ça bifurque vers la frontière en passant par Coaticook. Des municipalités, des terres agricoles et des rivières, dont la Magog, se trouvent sur son passage , soulève M. Loiselle.. 

Nous sommes inquiets sur ce qui pourrait se passer en cas de fuite. Il y a beaucoup d’enjeux. La compagnie ne veut pas réagir lorsqu’on leur pose des questions ce qui alimente les inquiétudes.

Une citation de :Guillaume Loiselle, porte-parole du collectif Goldboro, parlons-en

Le collectif se dit inquiet qu’un montant de 925 millions $ soit demandé au gouvernement fédéral. 

Nous sommes inquiets que le gouvernement fédéral débloque un fonds de dernière minute sans le dire à personne. C’est notre cheval de bataille. Si le gouvernement refuse, ça pourrait faire tomber le projet , croit Guillaume Loiselle.

Les manifestants sont attendus à 15 h au marché de la gare à Sherbrooke.

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