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L’Alberta gère mal ses anciens puits et mines, selon le vérificateur général

Un puits dans un champ.

La province elle-même est responsable de 2600 sites (archives).

Photo : The Canadian Press / Jeff McIntosh

Radio-Canada

Le vérificateur général de l’Alberta reproche au gouvernement provincial la façon dont il gère le nettoyage des mines et des puits abandonnés dont il est responsable.

La province elle-même est responsable de 2600 sites, qui sont d'anciennes mines de charbon ou des puits de pétrole ou de gaz abandonnés.

Selon le vérificateur général, Doug Wylie, le gouvernement a besoin de faire une étude approfondie de chacun de ces sites afin de déterminer qui est responsable, ce qu’il y a à faire, avant quelle date, et qui va le faire et qui va payer.

Il souhaite que le ministère de l’Environnement et le Régulateur de l’énergie de l’Alberta se mettent d’accord sur le partage des tâches et des coûts.

Le coût de la remise en état de ces sites est estimé à 248 millions de dollars. Selon le vérificateur général, ce montant pourrait augmenter après cette étude approfondie.

La directrice du programme sur les combustibles fossiles de l’Institut Pembina, Nina Lothian, n’est pas étonnée. D’après elle, il y a une absence de transparence en ce qui concerne l’ampleur de ces remises en état et les défis qu’elles présentent. Je pense que c’est le point de départ, dit-elle.

Dans son rapport, le vérificateur général reproche au gouvernement de ne pas avoir réglé des problèmes qu’il avait déjà mentionnés il y a six ans.

Il souligne que la province ne réclame pas assez d’argent aux entreprises pour s’assurer qu’il y aura de quoi payer après leur départ. Selon lui, la façon dont ce montant est calculé doit être revue, pour que les entreprises payent le juste prix et ne retardent pas leur paiement.

Inventaire en cours

Dans un courriel, le porte-parole du ministère de l'Environnement, Paul Hamnett, annonce que des consultations publiques seront organisées cet été afin de revoir le programme sur la sécurité des mines.

Cette révision permettra de garantir que les fonds appropriés sont collectés tout au long de la durée de vie d’un projet afin de couvrir la remise en état [après], écrit-il. Il assure que les remarques du vérificateur général seront prises en compte.

Paul Hamnett ajoute que le Ministère étudie en ce moment les sites dont il est responsable afin de rassembler toutes les informations nécessaires, comme le demande le vérificateur dans son rapport.

Le ministère albertain de l'Environnement et le Régulateur de l’énergie de l’Alberta travaillent à une solution à long terme qui apportera de la clarté en ce qui concerne le partage des responsabilités et du financement pour ces sites, promet-il.

Le porte-parole du Nouveau Parti démocratique albertain en matière d'environnement, Marlin Schmidt, rappelle que son parti a voulu revoir le programme concernant les mines lorsqu’il était au pouvoir, entre 2015 et 2019. Il dit que le rapport qui en a résulté a été mis de côté.

Il traîne sur le bureau du ministre, déplore-t-il.

Selon le professeur de droit de l'Université de Calgary Martin Olszynski, le gouvernement a tendance à favoriser les entreprises de sables bitumineux plutôt que les contribuables. Il n'y a aucune raison de penser ou d'espérer que le gouvernement s'attaquera vraiment au problème , ajoute-t-il.

Selon Regan Boychuk, de l'Alberta Liabilities Disclosure Project, il faut collecter plus d’argent auprès des entreprises, et surtout il faut le faire quand il est encore temps. Des milliards de dollars venant de ces entreprises très profitables devraient déjà être en banque, estime-t-il.

D'après les informations de Bob Weber

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