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Certains habitants saisonniers de l'Île-du-Prince-Édouard sont mal reçus

Des automobilistes à un contrôle routier.

Le reportage de Julien Lecacheur.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les habitants saisonniers peuvent à nouveau se rendre à l'Île-du-Prince-Édouard depuis mardi. Pour la plupart, l'arrivée ne pose aucun problème, mais certains sont plutôt mal reçus.

Raynald Charest était déjà présent. Grâce à sa femme, physiothérapeute à l'hôpital du comté de Prince à Summerside, il a pu profiter de son chalet à Malpeque dès la mi-mai en toute tranquillité, enfin presque. Un voisin, selon lui, s'est montré quelque peu intrusif.

Évidemment, avec des plaques de l'Ontario, il s'est dit : "Il faut que je les surveille. Il faut que je les espionne." Alors, il nous a espionnés. Il a pris des photos puis il a appelé la GRC, affirme M. Charest.

Raynald Charest interviewé près de la mer.

Il est malheureux que certaines personnes perçoivent les habitants saisonniers comme une menace, explique Raynald Charest, propriétaire d'un chalet à l'Île-du-Prince-Édouard.

Photo : Radio-Canada

Raynald Charest a été mis hors de cause par la Gendarmerie royale du Canada. Il regrette tout de même ce sentiment de discrimination à l'égard des étrangers.

Lorsqu'ils nous voient venir sur l'île, c’est une menace pour eux autres qu'on soit ici. Alors, tout le monde ne pense pas comme cela, mais il y a des gens comme cela, malheureusement.

Une citation de :Raynald Charest

D’autres habitants saisonniers qui attendaient depuis des mois l’occasion de retourner à l'Île-du-Prince-Édouard sont très heureux de pouvoir maintenant le faire.

Nous sommes parmi les 500 premiers, la première vague, c'est très excitant, explique Rhonda Brierton, qui a conduit depuis la Californie.

Linda Gallant et Hartland Jessome à leur chalet.

Linda Gallant et Hartland Jessome, habitants saisonniers, ont un chalet à Mont-Carmel, à l'Île-du-Prince-Édouard.

Photo : Gracieuseté Linda Gallant

Plus de 1500 habitants saisonniers comptent franchir les points de contrôle d'ici le 27 juin. Certains se déplacent en voiture, d'autres en avion. Et comme c’était le cas l'an dernier, ils ont dû remplir des formulaires pour obtenir un droit d'entrée.

Les démarches pour venir, c'est les mêmes que l'année passée. Alors, pour nous, c'était facile parce qu'on l'a fait l'année passée. Il n'y avait rien de différent, souligne Linda Gallant, qui arrive de Regina.

Tout s'est bien passé pour Linda Gallant, mais pas pour d'autres.

J'ai obtenu l'autorisation donc en fait pour venir le 15. J'ai le papier et tout cela, mais on ne viendra pas, parce que leurs exigences sont trop élevées, affirme Michel Fortmann, qui habite à Montréal.

Michel Fortmann et Guillaine Fortmann sur un bateau.

Michel Fortmann et son épouse Guillaine Fortmann sont propriétaires d’un chalet à Argyle Shore.

Photo : Gracieuseté Michel Fortmann

Michel Fortmann a reporté son arrivée, notamment à cause des tests PCR exigés par la santé publique pour entrer sur l'île. Il s’agit d’un test de dépistage de la COVID-19.

Par principe, là, je ne paierai pas pour ma femme et moi. Environ 500 $ pour me faire tester, je trouve cela vraiment stupide comme mesure, d'autant plus qu'ils pourraient très bien nous faire tester au pont de la Confédération, affirme M. Fortmann.

Malgré tout, Raynald Charest et sa femme comptent profiter de leur chalet cet été, comme 3500 autres propriétaires possiblement attendus dans les prochains mois à l'Île-du-Prince-Édouard

D’après un reportage de Julien Lecacheur

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