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Envoyé spécial

Au G7, le Canada annoncera une cible de partage de ses surplus de vaccins

Justin Trudeau fait un salut de la main du haut de l'escalier menant à la porte de l'avion.

Le premier ministre Justin Trudeau à son arrivée à l'aéroport Newquay, en Cornouailles, pour le Sommet du G7.

Photo : Radio-Canada / Louis Blouin

Justin Trudeau profitera du Sommet du G7 pour annoncer combien de doses excédentaires le Canada entend partager à l’étranger. Sa contribution fera partie d’un effort global du Groupe des Sept qui devrait s’engager, à l’issue de la fin de semaine, à donner 1 milliard de doses aux pays qui en ont le plus besoin.

L’engagement du Canada sera en phase avec celui de ses partenaires, affirme une source dans la délégation canadienne. Selon nos informations, un nombre précis sera dévoilé d’ici la fin du sommet, dimanche, par le gouvernement canadien, qui refuse de s’avancer avant l’annonce officielle.

Jeudi, le Royaume-Uni s’est engagé à remettre 100 millions de doses en surplus à des pays étrangers au cours de la prochaine année. Avant lui, Joe Biden avait annoncé l’achat de 500 millions de doses du vaccin de Pfizer pour les pays pauvres.

L’hôte du sommet, le premier ministre britannique Boris Johnson, veut que le monde entier soit vacciné d’ici la fin de 2022, même si cela représente un énorme défi logistique en si peu de temps. On s’attend à ce que le Groupe des Sept s’engage à fournir 1 milliard de doses de vaccins aux pays dans le besoin, selon l’objectif fixé par les organisateurs.

La COVID-19 a tué près de 4 millions de personnes dans le monde depuis le début de la pandémie, et il existe un clivage, dans l’opération vaccination, entre les pays riches et les pays pauvres. Sur le continent africain, par exemple, seulement 2 % de la population a été vaccinée. Au Canada, 63 % de la population a reçu une première injection.

Un partage équitable des doses à l’échelle mondiale est urgent, selon François Audet, directeur de l’Observatoire canadien sur les crises et l’action humanitaire de l’UQAM. Le pire des scénarios serait une sortie de crise stratifiée, explique-t-il, où les pays riches ou producteurs de vaccins auraient une relance économique beaucoup plus rapide. Ça va augmenter énormément les déséquilibres et les iniquités mondiales, souligne-t-il.

Le Canada figure parmi les rares n’ayant toujours pas précisé ses intentions concernant ses surplus de vaccins. On ne sait pas pour l’instant si un échéancier précis sera attaché à son engagement du G7.

Dans l’entourage de Justin Trudeau, on souligne que le Canada a déjà offert de généreuses contributions financières à l’échelle internationale pour mettre fin à la pandémie.

Le Canada a des ententes pour l'achat de jusqu'à 180 millions de doses des vaccins approuvés jusqu'à maintenant par Santé Canada, soit ceux d'AstraZeneca, de Moderna, de Pfizer et de Johnson & Johnson. Ottawa a investi plus de 440 millions de dollars dans l’initiative COVAX pour fournir des vaccins aux nations les plus pauvres de la planète.

Début du sommet vendredi

Le premier ministre Justin Trudeau va rencontrer en tête-à-tête l’hôte du sommet, Boris Johnson, vendredi en mi-journée. Les deux leaders discuteront de la réponse commune à la crise sanitaire, de commerce et de climat, notamment.

Il n'est pas certain qu'une rencontre officielle ou informelle aura lieu entre le premier ministre canadien et le président américain Joe Biden. La question de la réouverture de la frontière canado-américaine pourrait s’imposer, le cas échéant, si on considère les nombreuses pressions du côté américain pour lever les restrictions.

Les leaders du G7 participeront à une première séance de travail vendredi qui s’articule autour du thème : rebâtir en mieux, pour que tous se rétablissent.

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