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La fin du kiosque de la ferme Marcouiller au centre-ville de Trois-Rivières

Quatre femmes assises sur le balcon d'une maison ancestrale l'été.

Les quatre soeurs Marcouiller Denise, Doris, Cécile et Rolande (de gauche à droite) doivent fermer leur kiosque qui était devenu un point de rencontre.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Après plus de 40 ans à livrer leurs fruits et légumes tous les jours de l'été, les soeurs Marcouiller ont pris la décision de renoncer à leur présence au centre-ville de Trois-Rivières. L'offre maraîchère va diminuer cet été dans ce secteur, en attendant l'ouverture du nouveau centre agroalimentaire en 2022.

La route à parcourir et l’âge des quatre soeurs les forcent à faire des choix. Le choix est devenu une évidence, particulièrement pour Rolande Marcouiller qui effectuait les livraisons tous les jours depuis la ferme à Saint-Thomas-de-Caxton.

À cela s’ajoutent les difficultés de trouver de la relève. Y'a pas personne qui veut reprendre ça, à sept jours par semaine. Une ferme maraîchère, c'est très très exigeant, se désole Doris Marcouiller.

J’ai dit : "on va fermer le centre-ville." On va garder juste la ferme à la maison et on va en faire un petit peu moins. Et puis ça va être moins dur, explique Rolande Marcouiller.

En concentrant les activités, elles réduisent la production de moitié. Avant, les deux tiers des récoltes prenaient la route vers Trois-Rivières pour desservir une clientèle fidèle. Certains allaient voir Rolande Marcouiller tous les jours. Franchement, je suis bien contente qu'ils m'aient encouragée pendant 40 ans et plus, dit-elle.

C'est un peu comme chez le coiffeur, renchérit sa soeur Doris Marcouiller. Les gens venaient puis ils racontaient un peu comment ça allait dans leur vie. Alors Rolande a été une oreille très attentive à ces gens-là, mais elle n'a jamais révélé des secrets par exemple!

[Rolande] était là 7 jours par semaine, je ne me souviens pas qu'elle ait manqué une journée dans plus de 40 ans.

Une citation de :Doris Marcouiller

Là je suis moins capable un peu... C'est pour ça qu'on a lâché. Les boîtes sont un peu plus pesantes, explique Rolande Marcouiller. Elle a gardé le cap pour la clientèle qu’elle espère retrouver à 20 kilomètres du centre-ville, à la ferme.

D'après le reportage de Marie-Ève Trudel

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