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Ghislain Samson en voie de devenir le prochain recteur de l'UQAC

Un drapeau arc-en-ciel flotte devant un édifice.

Le Pavillon principal de l'UQAC.

Photo : Radio-Canada / Lynda Paradis

Radio-Canada

Ghislain Samson pourrait devenir le prochain recteur de l'Université du Québec à Chicoutimi. Seul candidat investi dans le processus, il aurait l'appui du corps professoral, selon le Syndicat des professeurs de l'UQAC.

L'information a été dévoilée par le président du syndicat, Gilles Imbeau.

Ghislain Samson est actuellement doyen de la gestion académique des affaires professorales à l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Détenteur d'un postdoctorat, il était auparavant professeur en sciences de l'éducation au sein de cette même institution.

On a fait un sondage des professeurs et il a obtenu au-delà de 75 % d'approbation. Il nous a fait une présentation et il nous a même fait un Zoom particulier pour répondre directement aux questions des professeurs. Ç'a été apprécié, a révélé Gilles Imbeau, à propos du processus de consultation à l'interne en cours.

Une fois cette étape complétée, Ghislain Samson devra ensuite obtenir l'aval de l'Assemblée des gouverneurs du réseau de l'Université du Québec, dont l'UQAC dépend. Sa nomination devra être ensuite entérinée par le conseil des ministres dans les prochaines semaines.

La nomination d'un nouveau recteur fait suite à la démission de la rectrice Nicole Bouchard et de son départ en décembre dernier. Elle avait fait face à de vives critiques du syndicat des professeurs.

Pour le moment, Ghislain Bourque assure l'intérim à la tête de l'UQAC.

L'association avec la Chambre de commerce étudiée mardi

Par ailleurs, le syndicat a adopté une motion à l'unanimité demandant à l'UQAC de mettre fin à l'association avec la Chambre de commerce et d'industrie Saguenay-Le Fjord (CCISF). L'université régionale est actuellement partenaire à titre d'ambassadeur du développement économique. Selon Gilles Imbeau, il serait possible que les recteurs ou vice-recteurs soient membres de la chambre de commerce à titre personnel, mais ils ne devraient pas impliquer l'université en entier.

La Chambre de commerce dans certains dossiers va travailler comme un groupe de pression. Il y a eu l'exemple de GNL Québec ou d'autres dossiers qui peuvent être controversés. C'est-à-dire qu'à l'université, même si l'UQAC n'est peut-être pas directement partie prenante, en étant ambassadeur, ça fait en sorte que s'il y a une prise de position en faveur d'un projet controversé, bien l'UQAC est associée. À ce moment-là, les professeurs vont réagir, ça c'est évident et ça va créer un malaise inutile. Alors, nous, on se dit que ça n'a pas lieu d'être cette association-là. De toute façon, ça ne rapporte rien à l'université de faire ça, a plaidé Gilles Imbeau.

La situation sera abordée au conseil d'administration de l'UQAC le 15 juin prochain. La direction avait d'ailleurs déjà avisé les professeurs à ce sujet, a assuré Marie-Karlynn Laflamme, directrice du Service des communications et des relations publiques à l'UQAC. On prendra les décisions nécessaires dans ce dossier-là, a-t-elle indiqué.

Du côté de la CCISF, la directrice générale, Sandra Rossignol, est bien consciente du débat. On va s'ajuster aux propositions de l'UQAC. Il faut savoir que c'est un membership corporatif et qu'on ne demande pas aux ambassadeurs d'appuyer les positions de la chambre, a-t-elle mentionné en entrevue jeudi soir.

D'après des informations de Michel Gaudreau

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