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L'heure du retour des terrasses a sonné à Gatineau et à Ottawa

Un employé lave une table sur une terrasse.

Les propriétaires et employés des deux côtés de la rive espèrent que cette réouverture sera la bonne.

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

Radio-Canada

Il y avait de la fébrilité dans l’air sur la rue Laval dans le Vieux-Hull, jeudi, à la veille de l’ouverture des terrasses des bars. Au même moment, du côté d’Ottawa, les restaurateurs terminaient l’aménagement de leur salle à manger extérieure.

Zoélie Boissonneault et Emmanuelle Hupé affichaient un sourire et un air léger, jeudi, alors qu’elles donnaient un dernier coup de lustre au Ouquoi Salon Urbain avant l’ouverture tant attendue des terrasses de bars, prévue vendredi, en Outaouais.

Les deux employées-cadres ont fait le grand ménage. Elles ont dépoussiéré les tables et les chaises entreposées depuis des mois et elles ont aménagé la terrasse pour accueillir leurs premiers clients.

Zoélie Boissonneault ne pouvait retenir son enthousiasme à l’idée de reprendre son cabaret.

Je me sens vraiment excitée honnêtement. Ça fait depuis huit mois que je n'ai pas travaillé là, ça arrive demain. Il fait beau en plus et la terrasse est belle. [...] Je sens que c'est la bonne et que ça ne va pas refermer. Ça va rester ouvert. On commence à voir la lumière au bout du tunnel, partage-t-elle.

Deux femmes accordent une entrevue sur une terrasse.

Emmanuelle Hupé (à gauche) et Zoélie Boissonneault, du Ouquoi Salon Urbain, étaient fébriles à la veille de l'ouverture des terrasses de bar en Outaouais.

Photo : Radio-Canada

Demain on va être prêts, assure Emmanuelle Huppé, la directrice du Ouquoi Salon Urbain.

Les têtes dirigeantes de l'établissement ont même décidé de passer un coup de pinceau. En fait, ce qu'on a décidé de faire, c'est de remettre un peu à neuf la peinture. Donc, même si on n'a pas le droit de rouvrir l'intérieur en fin de semaine, on voulait quand même l'effet WOW! On a rafraîchi la peinture intérieure, [on a] installé la terrasse et je suis en train de planter du basilic pour mettre dans nos cocktails, partage la tenancière de bar.

J'ai planté de la menthe hier et de belles fleurs pour que ce soit invitant, accueillant, et confortable, parce que c'est quand même le deuxième salon des gens.

Une citation de :Emmanuelle Hupé, directrice du Ouquoi Salon Urbain­

Dans le cadre de son plan de déconfinement, Québec autorisera l’ouverture des terrasses de bar dès le 11 juin dans la région. Cette fin de semaine, les occupants d’une seule résidence ou encore deux adultes de résidences différentes pourront profiter d’un verre en terrasse.

Le 14 juin, l’Outaouais passera en zone jaune et l’espace intérieur des bars sera accessible, avec certaines restrictions

Le directeur général du café-bar Aux 4 Jeudis, Alexandre Leblanc, pousse un soupir de soulagement. On s'en vient. On est tous fébriles dans le quartier avec les bars. C'est comme si on ouvrait une nouvelle place. On veut s’assurer que tout soit parfait, dit-il.

Un homme accorde une entrevue devant un bar.

Alexandre Leblanc, le directeur général du café-bar Aux 4 Jeudis.

Photo : Radio-Canada

Le café-bar de la rue Laval peut accueillir, en temps normal, 350 personnes sur la terrasse et 200 clients à l’intérieur. Pour la reprise, avec les consignes gouvernementales à suivre, Alexandre Leblanc s'attend à pouvoir recevoir de 120 jusqu’à 170 clients. Il devra aussi cesser de servir de l’alcool dès 23 h et fermer les lumières sur le coup de minuit.

C'est un ajustement pour la clientèle, donc on espère que les gens vont se présenter tôt pour profiter de la soirée, parce que, évidemment, ce n'est pas jusqu'à 3 h du matin. Ça sera comme ça pour l'ensemble de l'été, souligne le directeur général.

La réouverture d’un bar comme le café Aux 4 Jeudis, même à capacité réduite, demande beaucoup d’organisation et de préparation comme le souligne M. Leblanc.

C'est de la préparation. On est fermés depuis huit mois. On s'entend qu’on a tous de nouveaux produits qui rentrent, donc tout va être frais. On a fait des rénovations également pendant ces mois-là. On a réembauché du personnel. On a fait de la formation. On a rencontré différents fournisseurs pour avoir des nouveautés, etc., explique-t-il.

Ouverture des terrasses des restaurants à Ottawa

De l’autre côté de la rivière des Outaouais, à Ottawa, le plan de déconfinement ontarien est un peu différent. Le 11 juin marquera l’ouverture des terrasses des restaurants.

Plusieurs restaurateurs de la capitale nationale attendaient depuis longtemps ce moment. C’est le cas de Dominique Labelle, la directrice du restaurant The Chateau Lafayette House, qui a prévu d'ouvrir son établissement vendredi à 0 h 01.

On a le cœur qui débat. [...] Quand je suis rentrée au restaurant mardi, j'ai pleuré. Ça faisait plus de trois mois que je n'étais pas venue au travail. Quand je suis rentrée et que j’ai vu tous mes collègues qui se préparaient pour la semaine, j’ai eu beaucoup d’émotions, lance Mme Labelle.

Une femme accorde une entrevue à l'extérieur d'un restaurant.

Dominique Labelle est directrice du restaurant The Chateau Lafayette House, à Ottawa.

Photo : Radio-Canada

D’autres sont un peu plus patients. Sur la terrasse du pub Heart and Crown, des ouvriers effectuaient les derniers travaux en vue de l’ouverture de la terrasse. Si le plan de déconfinement permet à l’établissement d'ouvrir sa salle à manger extérieure dès vendredi, la direction du restaurant préfère attendre à lundi.

On ne voulait pas stresser nos employés plus qu’il ne le fallait. Après une année comme celle-ci, on veut juste prendre notre temps pour le faire comme il le faut. À ce stade-ci, c'est quoi deux autres jours ?, lance Shauna Bradley, la PDG du pub Heart and Crown, Irish Pubs.

Une femme accorde une entrevue devant un restaurant.

Shauna Bradley est la PDG du pub Heart and Crown.

Photo : Radio-Canada

Défis de recrutement

L’embauche de personnel demeure toutefois un défi pour bien des restaurateurs, comme le témoigne David Mangano, le copropriétaire du restaurant The Grand Bistro.

Engager du personnel a été un défi. Beaucoup de jeunes employés sont à la maison ou reçoivent encore des prestations. Le niveau de motivation pour retourner au travail est un peu bas, a-t-il constaté.

Avec les informations de Mama Afou et d'Emmanuelle Poisson

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