•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Être un auteur-compositeur-interprète dans l'Ouest

Montage de photos de Mario Lepage, alias Ponteix, Anique Granger et Paul Cournoyer.

Mario Lepage, alias Ponteix, Anique Granger et Paul Cournoyer font partie des artistes en nomination au Gala Trille Or dans la catégorie auteurs-compositeurs-interprètes.

Photo : Camille Gladu Drouin (Anique Granger)

Geneviève Potvin

La proximité avec l’anglais, les longues distances, l’histoire des communautés sont autant d'éléments qui donnent son caractère unique au parcours d’un artiste francophone dans l'ouest du pays. À quelques jours du Gala Trille Or, voici un coup d'oeil au trajet de trois de ces artistes en nomination dans la catégorie auteur.e et/ou compositeur.trice.

Paul Cournoyer : une voix d’ici

Paul Cournoyer en nomination au Gala Trille Or

En 2014, Paul Cournoyer lance un premier microalbum éponyme. Avec des titres comme J'y vais et Yukon, il se taille une place dans le cœur des Franco-Albertains.

C'est toutefois avec la sortie de son deuxième album en 2019, Le Détroit, qu'il s'impose dans toute la francophonie canadienne. Multi-instrumentiste et parolier, Paul Cournoyer navigue entre la pop et le folk.

Celui qui se décrit comme un artiste en chanson s’est donné pour objectif d’offrir une voix aux gens de l’Ouest.

Pour moi, ça a toujours été de créer de la musique à laquelle un jeune Franco-Albertain pouvait s’identifier en l’écoutant, explique Paul Cournoyer. Tu peux vivre ou exprimer une culture francophone sans être d'ailleurs et ça peut coexister avec ton identité albertaine ou anglophone.


Anique Granger : Montréalo-Fransaskoise

Anique Granger, chandail blanc et jeans, a un magnétophone à cassette entre les genoux. Elle tire sur le ruban de la cassette.

Anique Granger en nomination au Gala Trille Or

Photo : Camille Gladu Drouin

La réputation de l’autrice-compositrice-interprète fransaskoise Anique Granger n'est plus à faire. En plus de 20 ans de carrière, elle a sillonné les routes du Canada et de l’Europe, multiplié les albums et accumulé les honneurs.

Avec Le Ruban de la cassette, elle a exploré une nouvelle forme de création : celle de la baladodiffusion.

Pour cette production, elle s’est inspirée de diverses rencontres où des personnes lui confiaient un moment marquant de leur vie. Je documentais tout le processus pour en faire une chanson. Je voulais voir comment l’histoire de cette personne m’affecterait pour pouvoir ensuite en faire une chanson.

En tout, ce sont neuf de ces témoignages qui lui ont permis de composer les chansons de l’album.

Si sa carrière l’a amenée à s'installer à Montréal il y a plus de 15 ans, son cœur, lui, est encore en Saskatchewan. Je vais toujours m'identifier à l’Ouest, mais je m'identifie aussi au Québec, inévitablement. Les deux coexistent.

Inéluctablement, c’est à la musique franco-canadienne qu’elle fait allégeance. C’est vaste et on y est tous liés; tant les gens de l’Atlantique que ceux du Manitoba.


Ponteix : l’irréductible

Le chanteur du groupe Ponteix en entrevue devant le silo à grain du village fransaskois Ponteix.

Mario Lepage, alias Ponteix en nomination au Gala Trille Or

Photo : Radio-Canada / Francis Marchildon

Le Fransaskois Mario Lepage est le fondateur du groupe Ponteix. Il crée depuis cinq ans un son pop et mélancolique, le tout accompagné de ses musiciens Stacy Tinant aux guitares et du batteur Jeff Romanyk.

La formation tire son nom du village de Ponteix, un village francophone irréductible du sud de la Saskatchewan. C’est son désir d’authenticité qui pousse Mario Lepage à tirer son inspiration du territoire.

Pour moi, c’est ce fil conducteur qui revient souvent dans mes textes : le désir de vivre de façon authentique, raconte le créateur.

Il se passe quelque chose dans l’Ouest. Il y a un son dans le vent.

Une citation de :Mario Lepage, Ponteix

Pour Mario Lepage, être un artiste dans l’Ouest, c’est être solidaire. On se tient les coudes ensemble. On crée une communauté et un son particulier.

Bannière invitant les gens à visiter L'atelier culturel pour consulter la couverture du gala.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !