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Entre 2000 et 3000 opérations reportées au Bas-Saint-Laurent depuis mars 2020

Le chirurgien prend un instrument chirurgical sur le plateau.

Le CISSS du Bas-Saint-Laurent estime que plus de 2000 interventions chirurgicales ont été reportées en raison de la COVID-19 dans la région. (Archives)

Photo : Getty Images / Morsa Images

Radio-Canada

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent estime qu'entre 2000 et 3000 interventions chirurgicales ont été reportées dans ses hôpitaux depuis le début de la pandémie. L'organisme prévoit que ces retards ne pourront être rattrapés avant la fin de l'automne prochain, voire la fin de l'hiver 2022.

Le président-directeur général adjoint du CISSS, le docteur Jean-Christophe Carvalho, indique que la pression sur les blocs opératoires a été particulièrement forte au début de la crise sanitaire.

En termes de volume, on a fait dans la dernière année 75 % de notre volume usuel. Donc, on peut prétendre que 25 % de chirurgies en moins de réalisées.

Une citation de :Jean-Christophe Carvalho, président-directeur général adjoint du CISSS

Actuellement, quelque 160 patients sont en attente d'une opération depuis un an à l'hôpital de Rimouski.

Pour l'ensemble de la région, quelque 400 personnes attendent depuis 6 mois.

Selon le docteur Carvalho, ces retards ne pourront être rattrapés avant quelques mois. C'est probablement un exercice qui va prendre au moins l'automne et l'hiver prochains et, par la suite, on verra comment s'ajuster, dit-il.

Il ajoute que des efforts et des mesures seront mis en branle dès l'automne pour tenter de rattraper le retard.

Un homme portant un plâtre à une jambe avec des béquilles à côté d'un médecin dans un hôpital.

Le docteur Carvalho souligne que le CISSS tentera de rattraper le retard cumulé pour des patients qui devaient subir une chirurgie dans les derniers mois, mais que des patients aux chirurgies imprévues s'ajouteront entre-temps. (Archives)

Photo : iStock / TommL

Jean-Christophe Carvalho rappelle toutefois que de nouveaux patients pourraient s'ajouter en cours de route. Je serais très surpris que, seulement durant la période automnale, on soit en mesure de tout rattraper parce qu'il va y avoir les nouveaux cas à opérer aussi, urgents, semi-urgents, en plus de tout le reste, souligne-t-il.

Le docteur Carvalho insiste pour dire que, tout au long de la pandémie, le CISSS a priorisé les interventions dites urgentes et semi-urgentes, dont celles en oncologie.

Avant la pandémie, on opérait 99 % des cancers en dedans de 56 jours. Quand la pandémie est arrivée, ce nombre a tombé à 90 %.

Une citation de :Jean-Christophe Carvalho, président-directeur général adjoint du CISSS

Au fur et à mesure que les ajustements ont été faits, on est revenus à 98 %. Donc, je pourrais vous dire qu'à l'heure actuelle, pour les chirurgies inscrites dans les programmes en oncologie, on est dans les cibles qu'on avait avant la pandémie, poursuit M. Carvalho.

Le président-directeur général adjoint du CISSS a indiqué qu'au pire de la première vague, les activités au bloc opératoire ont été réduites à 15-20 % du volume habituel pendant environ deux mois. Il ajoute que, durant cette brève période, seules les opérations très urgentes ont été réalisées.

Le ministre Dubé en conférence de presse.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a annoncé jeudi après-midi que Québec se donne deux ans pour raccourcir les listes d'attente pour des chirurgies dans la province.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

En conférence de presse jeudi après-midi, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a annoncé que le gouvernement se donnait comme objectif que les interventions retardées en raison de la pandémie soient effectuées d'ici deux ans.

Québec souhaite ainsi réduire la liste d'attente pour des interventions à 100 000 patients d'ici mars 2023. Avant le début de la pandémie, cette liste comptait 125 000 noms.

D'après les informations de Denis Leduc

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