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Trécesson procède à la réfection de ses 41 chemins municipaux

Des véhicules lourds sur une route en gravier.

La Municipalité de Trécesson améliore notamment certains tronçons, comme celui du chemin Saint-Viateur, où on a creusé pour améliorer l'infrastructure routière.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Martin Guindon

On assiste à un véritable branle-bas à Trécesson ces jours-ci, où la Municipalité investit 4 millions de dollars dans l’ensemble de ses chemins cet été.

On a décidé qu’on faisait tous les secteurs de la municipalité. Les 41 chemins vont être touchés. En premier, on a fait tout le débroussaillage de chacun des chemins. Maintenant, on creuse les fossés. Quand ils sont terminés, on enlève l’asphalte par pulvérisation pour pouvoir le garder sur place. Puis, on fait un rechargement de gravier de quatre pouces par-dessus. C’est roulé comme il faut et après, on refait un traitement de surface triple là où il y avait de l’asphalte, en plus de compléter le tour du lac Beauchamp, explique le maire de Trécesson, Jacques Grenier.

La Municipalité procède aussi au rechargement en gravier sur l’ensemble de son réseau.

Une affiche indique Trécesson au bord d'une route en asphalte pulvérisée.

Un aperçu de l'asphalte pulvérisée et du débroussaillage en bordure de chemin réalisé dans le secteur du lac Beauchamp.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Elle remplace sept ponceaux, corrige des panses de bœuf et améliore certaines portions de route, comme les chemins Saint-Viateur et Joseph-Langlois. Seule la rue Sauvé n’est pas touchée, puisqu’elle avait été refaite l’an dernier.

Moins coûteux

Le traitement de surface triple consiste à l’ajout de bitume au gravier compacté en trois étapes. Un scellant est ensuite ajouté pour imperméabiliser la surface. En tout, 20 kilomètres recevront ce traitement plus écologique et surtout, beaucoup moins coûteux que l’asphalte. C’est un petit peu moins que de l’asphalte, mais c’est beaucoup plus que du macadam. Et c’est autour du quart du prix de l’asphalte au kilomètre. En principe, ils disent qu’on va être huit ans sans y toucher, soutient le maire Grenier.

On a fait la comparaison pour les 20 kilomètres en asphalte, ça nous aurait coûté 10 millions de dollars, alors que pour le traitement de surface, on en a pour 1,3 million de dollars. On l’a choisi aussi parce que c’est beaucoup plus écologique et plus malléable pour nos températures en Abitibi. Ce sera aussi plus facile pour nous de faire l’entretien. On n’aura pas besoin de faire venir une compagnie d’asphalte, on pourra l’entretenir avec nos compacteurs et nos hommes, souligne pour sa part Chantal Poliquin, directrice générale de la Municipalité.

Chantal Poliquin et Jacques Grenier portant des vestes réfléchissantes et un casque dur sur un chantier routier.

La directrice générale Chantal Poliquin et le maire de Trécesson, Jacques Grenier, devant le chantier du chemin Saint-Viateur.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

À Saint-Marc-de-Figuery, on a utilisé du traitement de surface double sur les chemins de l’Église et de la Promenade. C’est très résistant. Ça fait six ans qu’on a fait quelques rangs avec ça. Je pense que les citoyens et la Municipalité, nous sommes bien satisfaits de ce que ça fait à date et si c’était à refaire, on en ferait d’autres, assure le maire Daniel Rose.

Peu d’impact financier

Le conseil municipal a décidé de faire tous les travaux d’un seul coup, afin de ne contracter qu’un seul règlement d’emprunt. Il sera remboursé sur 15 ans. La Municipalité y consacre aussi 450 000 $ du Programme de la taxe sur l’essence et de la contribution du Québec, en plus des redevances qu’elle reçoit pour l’exploitation des gravières sur son territoire. Elle est aussi en attente d’autres subventions potentielles. À ce stade-ci, à moins d’une mauvaise surprise, le conseil n’entrevoit pas devoir hausser les taxes pour financer ce projet.

Le projet a aussi été scindé en six lots, ce qui a permis aux entrepreneurs régionaux d’en décrocher quatre.

Un rouleau compresseur sur une route en gravier.

Les travaux ont débuté en mai et se poursuivront jusqu'à la fin août ou le mois de septembre.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Difficile à vélo

Ces travaux causent toutefois des maux de tête aux cyclistes qui ont adopté le secteur ces dernières années. Chez Vélo MRC Abitibi, on aurait souhaité des travaux plus concentrés dans le temps et une signalisation adéquate, mais on se réjouit tout de même de l’amélioration qui sera apportée au circuit.

Il restait un deux kilomètres pas asphalté du côté sud du lac. On demandait à la Municipalité que ce soit asphalté. Ce sera fait. Il y avait aussi des tronçons qui étaient vraiment en mauvais état, qui seront refaits aussi. À court terme pour les vélos, ça va être mieux, c’est clair, reconnaît le président Jean-Charles Perron.

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