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Hémato-oncologie : vaccination ou dépistage obligatoire pour le personnel médical

Un métallurgiste se fait vacciner contre la COVID-19 lors d'une clinique de vaccination pour les travailleurs de la construction, le 14 avril 2021 à Elmont, dans l'État de New York.

Les employés des départements d'hémato-oncologie devront se faire vacciner ou dépister régulièrement.

Photo : Associated Press / Mary Altaffer

Radio-Canada

Le personnel de la santé travaillant dans les départements d'hémato-oncologie des hôpitaux du Québec devra obligatoirement être vacciné, ou à défaut, se faire dépister fréquemment.

Certains départements, comme les urgences, étaient soumis à cette exigence, mais pas les unités d'hémato-oncologie, ce qui avait créé une levée de boucliers d'un groupe de médecins, à la suite d'une éclosion à l'Hôpital Fleurimont de Sherbrooke.

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, a annoncé en point de presse jeudi qu'avec du recul, cette exigence-là, on va la mettre et que, dès [ce matin ou] demain matin, il y a une directive qui va obliger les travailleurs de la santé en oncologie à se faire vacciner ou être dépistés.

Un oubli?

Le docteur Michel Pavic, chef du service d'hémato-oncologie du CIUSSS de l'Estrie - CHUS, se dit très heureux de cette décision du ministre de la Santé, ajoutant que c'est une bonne chose que ça change.

C'est une victoire, pas tellement pour nous, mais surtout pour les malades. Qu'on garantisse encore plus leur sécurité dans tous les services, soutient-il.

Cependant, il ne comprend toujours pas la décision initiale du ministre. On a reçu l'information comme quoi il y allait avoir des dépistages trois fois par semaine pour le personnel non vacciné, et on l'a prise pour acquis, et on n'a pas cherché plus loin.

Il déplore qu'il ait fallu une éclosion pour remettre les pendules à l'heure.

Très honnêtement, mon sentiment, c'est que cela a été un oubli.

Une citation de :Dr Michel Pavic, chef du service d'hémato-oncologie du CIUSSS de l'Estrie - CHUS

Le Dr Pavic souligne par ailleurs que des membres du personnel ont été la cible de critiques par de nombreuses personnes. Il rappelle que l'objectif est la sécurité du patient, et qu'il faut respecter le droit à se faire vacciner ou pas.

« Plutôt surprenant qu'on n'ait pas agi plus vite »

Le président-directeur général du Conseil de la protection des malades, Me Paul G. Brunet, salue aussi la décision du ministre de la Santé. Il regrette cependant qu'elle soit seulement tombée après une éclosion dans un département d'oncologie.

C'est plutôt surprenant qu’on n’ait pas agi plus vite. Pourquoi je dis ça? Parce qu’il y a du monde qui est mort.

Une citation de :Me Paul G. Brunet, président-directeur général du Conseil de la protection des malades

Quand on attaque la vie de quelqu’un parce qu’on a refusé de se faire vacciner ou soigner, on a causé la mort, ajoute-t-il. Je ne comprends pas que les syndicats n’agissent pas plus envers leurs membres. Ils disent qu’ils veulent les protéger. Ils ne les protègent pas s'ils ne les forcent pas à se faire vacciner, car en ne les protégeant pas, ils ne protègent pas les patients que nous, on défend, conclut-il.

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