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Une majorité écrasante des infirmières et infirmiers en faveur d’une grève

Une infirmière revêtue d'un équipement de protection individuelle est en plein travail auprès d'un patient atteint de COVID-19.

Le vote en faveur de la grève survient au moment où les hôpitaux ont été submergés par des patients COVID-19 nécessitant des soins, et que des dizaines de patients manitobains ont été transportés vers d'autres provinces pour y être soignés.

Photo : La Presse canadienne / Mikaela MacKenzie

Radio-Canada

Les membres du Syndicat des infirmières et infirmiers du Manitoba ont voté à 98 % en faveur de la grève, au moment où les hôpitaux peinent à répondre à la demande des patients dans le contexte de la pandémie. Près de 12 000 membres du personnel infirmier ont voté, menant au plus grand nombre de voix jamais enregistré dans l'histoire du syndicat.

Ces résultats ne signifient pas pour autant qu'une grève aura lieu, mais le syndicat a maintenant un mandat des membres pour en déclencher une.

La présidente du syndicat, Darlene Jackson, dit espérer que la province acceptera de recourir à un arbitrage pour éviter la grève. Nous ne voulons pas d'interruption, dit-elle. Nous pensons que ce n'est absolument pas nécessaire, mais nous sentons que les employeurs ne nous donnent pas grand choix.

Les infirmières et infirmiers sont sans contrat de travail depuis quatre ans.

Malgré la tenue de plus de 30 réunions avec le gouvernement provincial depuis octobre dernier, le syndicat n’a toujours pas été en mesure de parvenir à un accord avec la province.

Selon le syndicat, les principaux points de désaccord dans les négociations ont été le recrutement et le maintien en poste du personnel infirmier, des enjeux qui se sont aggravés en raison de la pandémie.

Si une grève est déclenchée, les infirmières et infirmiers continueront tout de même de fournir des soins aux patients du Manitoba, précise Darlène Jackson. Le syndicat pourrait organiser des grèves tournantes ou prendre d'autres mesures.

Les infirmières et infirmiers commenceront à refuser d'effectuer des tâches non essentielles, comme répondre au téléphone ou transcrire les ordonnances des médecins ce jour-là, précise Darlene Jackson

Des litiges non résolus

Darlene Jackson a déclaré que les demandes du syndicat pour recourir à l'arbitrage exécutoire ont été refusées par la province à plusieurs reprises.

Le gouvernement espère adopter, cet automne, un projet de loi apportant des modifications à la Loi modifiant la loi sur les relations du travail dans le but d’éliminer l’obligation d’un arbitrage exécutoire après un conflit de 60 jours entre un syndicat et un employeur. Cette nouvelle mesure pourrait entraîner des grèves et des lock-out d’une durée indéterminée.

Darlene Jackson espère que ce gouvernement et les employeurs se rendront compte que la meilleure voie à suivre pour les patients, les infirmiers et infirmières et le système de soins de santé, ainsi que pour les employeurs mêmes, est de recourir à l'arbitration.

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