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215 paires de chaussures pour les 215 victimes autochtones de Kamloops

Une femme en t-shirt orange tient des chaussures d'enfants dans ses mains.

Shawna Chatterton-Jerome a fait l'installation.

Photo : Radio-Canada / Martin Bilodeau

Radio-Canada

Se questionner, s'informer, s'éduquer : c'est le pari que lance à la communauté le comité Indigenous Cultural Alliance de l'Université Bishop's, en créant un mémorial improvisé sur le campus.

Shawna Chatterton-Jerome, qui est coprésidente du comité, fait partie de la communauté mi'kmaw de Gesgapegiag. L'étudiante a placé un t-shirt orange, couleur symbolisant les dommages causés par les pensionnats autochtones, sur un terrain de l'université. Le vêtement, sur lequel il est écrit Every Child Matters (Chaque enfant compte) et Honoring Residential School Survivors (À la mémoire des survivants des pensionnats autochtones), a été placé en croix sur un bâton, et est entouré de chaussures d'enfants.

Un t-shirt orange entouré de chaussures

Un mémorial improvisé pour les victimes de Kamloops se trouve à l'Université Bishop's.

Photo : Radio-Canada / Martin Bilodeau

Shawna Chatterton-Jerome invite les gens à participer à l'installation en venant ajouter des paires de petites chaussures jusqu'à ce que 215 paires soient rassemblées, pour représenter les 215 victimes retrouvées dans un charnier près d'un pensionnat autochtone, à Kamloops.

En installant cela, il y a des gens qui vont se demander ce que c'est, explique Shawna Chatterton-Jerome. J'espère qu'ils vont aller s'informer. C'est pour la mémoire et l'éducation.

C'est important de garder le momentum et continuer la mémoire, pour que ça ne tombe pas dans les craques encore. Je veux que ça continue, et que les gens sachent vraiment.

Une citation de :Shawna Chatterton-Jerome

D'autres communautés autochtones, comme à l'Île-du-Prince-Édouard, ont utilisé les chaussures comme symbole pour marquer le drame. La jeune femme souligne que sa communauté a également réalisé un mémorial similaire, qui lui a inspiré cette installation. Elle rappelle que les Autochtones partagent une histoire commune autour des pensionnats, et que le drame de Kamloops n'est probablement pas unique, d'où l'importance de tels mouvements de solidarité. Ça rapproche la communauté ensemble, et c'est important de supporter [les autres Autochtones].

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