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Une alliance franco-canadienne à l’UQAT pour étudier les « forêts froides »

Photo d'une forêt de conifères.

Une forêt de conifères (archives)

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

L’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) a officialisé une entente avec deux universités et un centre de recherche scientifique en France pour un projet international sur les forêts froides.

Les forêts froides font référence aux forêts nordiques ou en altitude. Le professeur à l'Institut de recherche sur les forêts à l’UQAT Yves Bergeron indique que le projet vise entre autres à retracer la chronologie des processus écologiques au travers desquels les forêts sont passées.

Ce qui nous intéresse, c’est de bien comprendre comment les forêts se sont mises en place dans le passé pour essayer d’utiliser les relations que l’on peut trouver entre le climat, les régimes de perturbations, la forêt, pour prédire ce qui va arriver avec les changements climatiques dans le futur, souligne-t-il.

Que veut dire forêt froide?

C'est une forêt coniférienne où la température annuelle est d’une moyenne de 0 degré Celsius. Selon le climat des pays, ces forêts peuvent varier en latitude et en altitude.

Yves Bergeron affirme qu'il s'agit aussi de savoir comment mieux préserver les forêts.

Donc d’essayer d’avoir une forêt qui oui produit de la matière ligneuse, mais qui garde un peu l’aspect qu’elle avait dans le passé dans le but de garder les autres services écologiques de la forêt, comme la biodiversité, les puits de carbone, etc., précise-t-il.

Unir des expertises de différents pays

L’UQAT officialise ainsi un partenariat avec l’Université de Montpellier, l’Université de Franche-Comté et le Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Depuis déjà une dizaine d’années, l’UQAT collabore avec la France pour la recherche en écologie forestière. L’entente qui a été signée vient donc officialiser cette collaboration.

Professeur à l'UQAT et directeur du laboratoire Yves Bergeron

Le professeur à l'UQAT Yves Bergeron (archives)

Photo : Radio-Canada / Marc-Olivier Thibault

Yves Bergeron souligne que les expertises de l'UQAT et de l'Université de Montpellier sont complémentaires pour ce projet.

Il y a un groupe là-bas [à l’Université de Montpellier] qui travaillait en paléoécologie, donc la reconstruction à long terme avec des sédiments dans les lacs. C'est une expertise que l’on n’avait pas directement, nous. De travailler avec eux, ça a permis d'avoir cette expertise-là. Nous, on travaillait surtout avec les cernes de croissance des arbres, explique-t-il.

Les travaux se feront au Québec, mais aussi avec des collaborations ailleurs dans le monde, comme en Europe et en Asie, afin d’étudier les forêts froides un peu partout sur la Terre.

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