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L'UPA demande la reprise du travail chez Exceldor et Olymel

Vue en perspective à l'intérieur d'un vaste bâtiment où l'on élève des poulets.

Un vétérinaire inspecte un élevage de poulets.

Photo : iStock / roibu

Les conflits de travail aux usines de transformation alimentaire Exceldor et Olymel en Beauce inquiètent les producteurs de poulets et de porcs de même que l’Union des producteurs agricoles (UPA). Cette dernière presse les travailleurs d’accélérer les négociations et d’assurer un minimum d’abattage pour éviter l’euthanasie d’animaux et le gaspillage alimentaire.

Les 550 employés de transformation de poulet d’Exceldor de Saint-Anselme, dans Chaudière-Appalaches, sont en grève générale depuis le 23 mai dernier. De leur côté, les 1150 travailleurs de l’usine de transformation et d’abattage de porc d’Olymel, située à Vallée-Jonction à quelques kilomètres seulement des installations d’Exceldor, sont en grève depuis le 28 avril.

Les employés des deux usines sont représentés par le syndicat des Travailleurs et travailleuses unis de l'alimentation et du commerce (TUAC). Ce dernier a exclu un retour au travail avant d’avoir obtenu un nouveau contrat de travail. Les employés d’Exceldor sont sans contrat de travail depuis près d’un an, soit depuis juillet dernier.

La situation actuelle génère beaucoup d’inquiétude chez les producteurs porcins, car les porcs risquent de s’accumuler, écrit l’UPA dans un communiqué. Elle entraîne également l’euthanasie de centaines de milliers de poulets et de poules pondeuses.

On ne peut se permettre que ces conflits de travail perdurent.

Une citation de :Marcel Groleau, président de l'UPA

Le président de l’UPA rappelle que l'euthanasie de 400 000 poulets équivaut au gaspillage de 1,6 million de repas.

Sans vouloir prendre parti pour l’un ou l’autre des partis, l’UPA souligne que la taille des installations rend les producteurs vulnérables face à ces conflits de travail. La concentration de la transformation alimentaire dans les viandes rend le déplacement de ces activités difficile, ce qui fragilise la position des producteurs.

Des cochons dans une porcherie.

Une porcherie.

Photo : Associated Press / Gerry Broome

Les négociations sont au point mort chez Exceldor malgré la nomination d’une médiatrice spéciale par le ministre du Travail, Jean Boulet, la semaine dernière, selon le président des éleveurs de porcs du Québec, Pierre-Luc Leblanc. Toute la filière ressent les effets de cette grève, incluant le secteur de la restauration.

Aucun producteur ne souhaite voir les porcs s’entasser dans sa ferme, encore plus en période de grande chaleur, a déclaré le directeur général des Éleveurs de porcs du Québec, Alexandre Cusson.

L’UPA conclut que chaque maillon de la chaîne est indispensable à la production alimentaire, de la terre à la table.

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