•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Québec a l'intention de protéger la réserve de biodiversité Mashkiki en Outaouais

Des quenouilles, avec leurs épis bruns caractéristique, dans un marécage.

La quenouille est un véritable garde-manger sauvage, encore faut-il que son environnement fragile soit protégé (archives).

Photo : iStock / Georgy Golovin

Radio-Canada

Le gouvernement du Québec a annoncé jeudi son intention de créer une aire protégée en Outaouais au projet de réserve de biodiversité Mashkiki. Ce pas en avant survient après 12 années de travail ardu pour la protection, mais surtout après une récente pression populaire.

Selon les informations publiées par le ministère de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du Québec, le territoire mis en réserve de Mashkiki permettra de consolider le réseau d'aires protégées du Québec en lui ajoutant plus de 30 kilomètres carrés.

Le territoire de Mashkiki est situé près du parc des Montagnes noires, dans la MRC de Papineau.

Le 17 décembre dernier, le gouvernement du Québec avait annoncé la création de 34 nouvelles aires protégées. Grâce à ces ajouts, la province a ainsi atteint sa cible de protéger 17 % de son territoire.

Par contre, parmi les projets retenus, aucune des quatre réserves de biodiversité proposées en Outaouais - Noire-Coulonge, Rivière Fortier, Cabonga et Mashkiki - n’avait été retenue.

À la suite de la grogne populaire, surtout pour le projet Mashkiki, le ministre responsable de la région de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, avait promis de s’impliquer dans le dossier.

Le projet de Mashkiki est important pour de nombreux citoyens de Papineau et de toute la région, soutient le ministre par voie de communiqué.

Il s'agit d'un patrimoine inestimable que nous devons préserver, ajoute-t-il. Après avoir été interpellé par des citoyens soucieux de la question environnementale ainsi que par des acteurs du milieu, je m'étais personnellement engagé à travailler sur le projet [...]. Je suis donc aujourd'hui extrêmement heureux du dénouement rapide de ce dossier qui méritait toute notre attention.

Mathieu Lacombe en entrevue.

Mathieu Lacombe, ministre responsable de la région de l'Outaouais (archives)

Photo : Radio-Canada / David Richard

Chaque fois que nous ajoutons une aire protégée au réseau québécois, nous posons un geste significatif à l'égard des prochaines générations et à l'égard de la nature qui nous fait tant de bien, écrit Benoit Charette, ministre de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

Avec la mise en réserve de ce nouveau territoire, c'est au tour de l'Outaouais de voir sa biodiversité préservée à perpétuité, poursuit le ministre Benoit Charette.

Le consultant en botanique et membre de la Coopérative de solidarité des forêts et des gens, Patrick Gravel, se dit très heureux du dénouement dans ce dossier. Il milite pour la protection de ce secteur de 35 kilomètres carrés depuis plusieurs années.

Patrick Gravel, de la Coopérative de solidarité des forêts et des gens, devant un lac gelé.

Patrick Gravel, de la Coopérative de solidarité des forêts et des gens (archives)

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Je pense que c’est la mobilisation de tout le monde autour de ce projet-là, répond-il pour expliquer ce qui a fait déboucher le dossier. Quand on a rencontré le ministre Lacombe au mois de mars, il l’a remarqué et c’est là qu’il a décidé de porter notre message au ministre de l’Environnement.

Selon lui, encore plus d’espaces doivent être protégés à l’échelle du Québec pour protéger la biodiversité.

Malgré l’annonce faite jeudi, le territoire n’est toujours pas officiellement protégé. Décidée par décret du gouvernement, la mise en réserve d'un territoire permet de le comptabiliser au Registre des aires protégées au Québec jusqu'à ce que le gouvernement soit en mesure de lui attribuer un statut légal de protection, peut-on lire.

Les prochaines étapes pour officialiser la protection du territoire sont nombreuses. Selon une porte-parole du ministère de l'Environnement, il y aura un décret au conseil des ministres d’ici le congé d’été.

Le décret permettra de mettre en réserve le territoire et fera en sorte que le territoire pourra être inscrit au Registre des aires protégées du Québec, écrit la directrice des communications au cabinet de Benoit Charette, Claude Potvin.

Par la suite, une période d’information de 30 jours sera lancée suivie d’une consultation publique, si nécessaire.

À la suite des recommandations, et s’il n’y a pas de problématique, le ministère pourra préparer un plan de gestion en concertation avec les acteurs régionaux, précise Mme Potvin.

Après cela, le conseil des ministres pourra confirmer la protection à perpétuité du territoire.

Avec les informations d’Alexandra Angers

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !