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Les camps de jour sportifs, un casse-tête pour les organisateurs de la région

Les normes sanitaires sont élevées et les camps pourront accueillir moins de jeunes cet été.

Des enfants jouent au parachute.

La COVID-19 force à organisateurs à travailler sur leur plan de jour en jour.

Photo : getty images/istockphoto / SerrNovik

Les camps de jour poursuivent leur préparation en vue de la saison estivale qui commencera dans environ deux semaines. Le travail est encore compliqué cette année en raison des mesures sanitaires qui touchent particulièrement les camps spécialisés en sports.

Les organisateurs de différents camps doivent répondre aux exigences de deux instances, ce qui complexifie la préparation. C’est le cas du camp de soccer du FC Gatineau, qui est chapeauté par l’Association des camps et par Soccer Québec.

Ça prend du temps et des animateurs supplémentaires parce que les ratios d’encadrement ont été augmentés. Il faut désinfecter nos sites trois fois par jour. Il faut du matériel [et] des équipements. C’est beaucoup de temps que l’ont met en ressources humaines, uniquement sur cet aspect, mentionne le directeur sportif par intérim du FC Gatineau Antony Ramel.

Encore une fois cet été, l’organisme recevra moins de jeunes à son camp de jour en raison de la COVID-19. Alors qu’on pouvait monter à plus de 60 enfants chaque semaine auparavant, ils seront moins de 30 cette saison en raison des mesures plus strictes et du manque de ressources humaines.

Un homme prend la pose devant un terrain de soccer.

Le directeur sportif par intérim du FC Gatineau, Antony Ramel (archives)

Photo : Radio-Canada / Hugo Bélanger

Les conditions dans lesquelles fonctionnera le camp causent aussi de l’incertitude chez certains parents.

Certains ont dit qu’ils allaient retirer leurs enfants s’ils doivent porter le masque. Ils sont plus réticents. C’est une certitude pour les animateurs, mais les enfants pourront avoir des contacts en fonction du code couleur dans lequel on se trouvera.

Une citation de :Antony Ramel, FC Gatineau

L’Outaouais passera à la zone jaune le 14 juin et tout le monde a bon espoir de passer au vert d’ici la fin du mois. Les restrictions seraient alors moins nombreuses.

On sera capable d’offrir des services un peu plus normaux disons. Au niveau du karaté on parle de contacts légers, peu fréquents et ça nous avantage parce que dans les sports de frappe comme le nôtre, les contacts ne sont pas prolongés, souligne Rock Guindon, de l’école de Karaté Larouche.

Un homme regarde la caméra pendant une entrevue et porte un chandail avec l'inscription Crossfit.

Le Sensei Rock Guindon de Larouche Karaté offre un camp de jour durant l'été (archives).

Photo : Radio-Canada

Le centre de conditionnement physique continue de prendre les inscriptions mais il est déjà assuré de remplir les places disponibles.

On a mis une limite de 30 jeunes par semaine. On va fonctionner selon le même ratio animateur/enfants que l’an dernier, soit environ 7-8 jeunes. Ce sera plus facile à gérer pour nous, ajoute le Sensei, qui précise que les camps de jour devront plus que jamais miser sur les activités extérieures.

Les camps de jour de hockey devraient être fort populaires cet été puisque la plupart des jeunes joueurs n’ont presque pas touché la glace depuis janvier. Mais, le manque de glace nui aux activités de plusieurs écoles.

J’avais de la glace à Casselman, mais elle va être utilisée comme centre de vaccination jusqu’à la fin septembre. Je connais des gens qui avaient un mois de booké et ils doivent rembourser plus de 100 jeunes et ils perdent leur gagne-pain, mentionne l'entraîneur Francis Wathier, dont l’école offre des cours à Gatineau, à Ottawa et dans l’est ontarien.

De jeunes joueurs de hockey s'exercent sur une patinoire.

Les camps de hockey sont prisés dans la région pour la période estivale (archives).

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

L’ancien joueur professionnel ne sait pas non plus vraiment sur quel pied danser en ce qui a trait aux mesures sanitaires et au nombre de jeunes permis du côté ontarien.

On ne sait pas vraiment quand ça va rouvrir. C’est un peu ambigu ce qui est permis sur la glace. On parle d’un groupe large, mais qu’est-ce que ça veut dire? On parle même du 26 juillet pour des activités normales. Il y a beaucoup d'incertitudes.

Une citation de :Francis Wathier, entraîneur de hockey

Retrouver le plaisir du camp

Certains intervenants s’inquiètent que l’intérêt des jeunes pour les sports diminue s’ils ne peuvent pas offrir des activités dans un cadre normal. Les responsables de camps misent donc sur un environnement le plus plaisant possible pour raccrocher les jeunes aux sports.

Il faut faire preuve de créativité et s’amuser avec eux. On doit faire beaucoup d'activités dehors. On doit même sortir l’équipement dehors. Nous mettons aussi en place des thématiques pour le nettoyage et pour suivre les règles de l’Association des camps, dit Katia Laroche, est responsable des camps du club Unigym.

Une jeune femme prend la pose pour le photographe avec un ours en peluche.

La jeune entraîneuse Katia Laroche est en nomination dans la catégorie Inspiration du gala de Sports Québec (archives).

Photo : Gracieuseté de Katia Laroche

On peut se déguiser. Faire croire aux jeunes que nous sommes des astronautes avec nos masques et nos lunettes.

Une citation de :Katia Laroche, Unigym Gatineau

Larouche Karaté se spécialise en arts martiaux et en CrossFit, mais les activités offertes aux jeunes vont évidemment dépasser ce cadre au cours de l’été. Le centre mise sur la pratique de différents sports et sur les activités extérieures.

La motivation vient du fait qu’on doit s’amuser avec eux au départ. Nos animateurs ont le goût d’être là aussi et de faire une différence. Les activités possibles sont nombreuses. On fait du soccer, du hockey, des jeux de groupe, du bricolage et de la tag. L’important, c’est que les jeunes s’amusent, poursuit M. Guindon.

On voit 6 enfants et un animateur regarder la faune dans un parc.

Des scènes de camps de jour comme celle-ci, sans masque, seront rares cet été.

Photo : Anne-Marie Gagné

Les nombreux aléas de la situation pandémique ne rendent pas ces choses faciles toutefois.

On a pas le choix de bien suivre les protocoles. On veut bien le faire parce que si quelque chose se passe, on veut être irréprochables. C’est au détriment d’autres choses, comme la supervision des entraîneurs et des entraînements, se désole Antony Ramel.

Visiblement, les responsables de camps de jour de l’Outaouais n’ont pas terminé de se casser la tête pour offrir des séjours agréables aux jeunes l’été prochain.

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