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750 $ pour les employés qui trouvent des recrues au CIUSSS du Centre-Sud

Selon l'attachée de presse du CIUSSS, l'établissement recourt périodiquement à ces récompenses depuis environ deux ans, pour stimuler le recrutement de candidats.

Une inhalothérapeute tient un masque.

La pénurie d'inhalothérapeutes est particulièrement criante.

Photo : iStock

Le CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal mène une « campagne spéciale » pour combler la pénurie de personnel infirmier et d'inhalothérapeutes, notamment. Pour chaque candidat trouvé, un employé reçoit « une récompense » de 750 $. Le même montant est versé au candidat recruté.

Dans une note datée du 31 mai dernier et dont Radio-Canada.ca a obtenu copie, ce Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) appelle les gestionnaires et l'ensemble du personnel à chercher des candidats parmi leurs connaissances et dans les réseaux sociaux.

Cela pourrait être payant pour vous et vos contacts!, écrit la Direction des ressources humaines du CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal dans sa note.

Le programme de référencement a été simplifié. En moins de deux minutes, vous pouvez maintenant référer un candidat.

Une citation de :Extrait d'une note envoyée par la Direction des ressources humaines, des communications et des affaires juridiques du CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal

La note rappelle que le réseau [de la santé et des services sociaux] fait face à une pénurie de main-d'oeuvre importante. En plus d'inhalothérapeutes et de membres du personnel infirmier, l'établissement cherche des agents de relations humaines et des éducateurs.

Le CIUSSS dit offrir une récompense supplémentaire aux personnes qui trouveront un employé dans ces secteurs. La récompense en question, un montant de 750 $, est versée après l'embauche de la recrue sur la paie de la personne l'ayant repérée. Le nouvel employé reçoit une somme équivalente sur sa paie également, à raison de deux versements de 375 $ effectués respectivement trois mois puis six mois après son embauche.

Et ceux qui trouvent des travailleurs pour d'autres titres d'emplois sont eux aussi admissibles à une récompense.

Cette campagne spéciale n'est en vigueur que pendant le mois de juin.

C'est une pratique qu'on a depuis plusieurs années et on n'est pas le seul établissement à faire ça à travers le Québec, affirme Jocelyne Boudreault, attachée de presse du CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal.

Depuis 2020, des campagnes menées en mode blitz ou de manière continue ont mené à la présentation de 275 candidatures, qui ont conduit à près d'une cinquantaine d'embauches. De plus, des processus d'embauche sont en cours en ce moment.

Pour faire de ses employés des chasseurs de têtes du dimanche, le CIUSSS affirme qu'il n'a pas à obtenir l'aval du ministère de la Santé et des Services sociaux.

Il faut tout faire pour recruter

Ça peut paraître surprenant d'avoir cette façon de faire dans le secteur public, affirme Jocelyne Boudreault. Mais il faut comprendre que c'est vraiment dans certains domaines d'emploi où on a vraiment une pénurie et pour lesquels on cherche vraiment à recruter, dit-elle.

Dans le cas des inhalothérapeutes, par exemple, la santé et la sécurité des patients sont en jeu et il faut tout faire pour recruter, ajoute-t-elle.

Le CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal enverra les inhalothérapeutes ainsi recrutés dans les deux hôpitaux qui sont sous sa gouverne, soit Notre-Dame et Verdun.

Pénurie criante de main-d'œuvre

L'an dernier, au plus fort de la pandémie de coronavirus, plus de 1700 infirmières avaient quitté leur emploi entre la mi-mars et les mois de juillet et d'août, selon une compilation réalisée par Radio-Canada auprès de 13 établissements de santé du Québec.

Depuis, le réseau de la santé de la province s'est appliqué à recruter à l'étranger au moins 1700 infirmières et plus de 200 préposés aux bénéficiaires.

Parmi ceux qui rejoignent les rangs des préposés aux bénéficiaires de la province, certains viennent d'aussi loin que de la Tunisie ou du Brésil.

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