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Une nouvelle exposition d'Eruoma Awashish au Centre Bang

Des oeuvres d'art jonchent le sol et sont tapissés sur les murs.

L'art et le sacré sont partagés dans cette exposition pour en faire des symboles forts, selon l'artiste.

Photo : Radio-Canada / Julie Larouche

Julie Larouche

Une exposition solo de l'artiste Eruoma Awashish est à l'affiche à l'Espace Séquence du Centre Bang jusqu'au 4 septembre.

L'exposition s'intitule Décoloniser le sacré Waskamatisiwin. Il s'agit d'un concept philosophique ou un mode de vie orienté sur l’harmonie et la symbiose avec son environnement.

 Vivre en toute conscience dans l’équilibre du cercle, résume l'artiste. Cela fait longtemps que je m'intéresse au sacré dans ma démarche artistique, il y a une dimension spirituelle dans mon travail qui est là depuis plusieurs années. En ce moment, on sent chez les Premières Nations un grand mouvement de décolonisation. Ce terme-là, on l'entend souvent. Moi, ce qui m'intéresse, c'est de décoloniser tout ce qui est sacré. Je m'intéresse aux symboles qui proviennent de la religion catholique et aussi aux symboles qui proviennent de mon héritage culturel.

L'artiste Eruoma Awashish devant ses œuvres d'art.

L'artiste Eruoma Awashish est derrière la nouvelle exposition au à l'espace Séquence du Centre Bang de Chicoutimi.

Photo : Radio-Canada / Julie Larouche

Pour cette exposition au Centre Bang, Eruoma Awashish partage donc l'art et le sacré pour en faire des symboles forts. Deux installations, des œuvres picturales et deux vidéos sont présentées dans les salles principales, dont une œuvre intitulée Kushapetshekan/Kosapitcikan, qui est une installation immersive collective réalisée avec deux autres artistes, Meky Ottawa et Jani Bellefleur-Kaltush.

Eruoma Awashish fait partie de la nation atikamekw nehirowisiw et elle a grandi dans la communauté d’Opitciwan. Maintenant établie à Saint-Prime, elle possède un atelier dans la communauté de Mashteuiatsh.

Je pense que je fais de l'art depuis que je suis une enfant. La créativité, c'est un cadeau. J'ai vécu dans une famille où la créativité a toujours été valorisée. Chez les Premières Nations, il y a beaucoup d'artistes. Mes grands-parents étaient des maîtres-artisans, mes parents étaient aussi des artistes. Ça a beaucoup nourri ce côté-là.

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