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Éclipse annulaire : « Ça prendrait des rayons X pour la voir! »

Une famille se prenne en photo avec des lunettes.

Le flash de la caméra, la seule chose qui aurait pu aveugler la famille Ciccone le matin de l'éclipse.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Les nuages sont venus jouer les trouble-fête, alors qu’une cinquantaine de personnes s’étaient réunies aux aurores en bordure du lac Gillies à Timmins pour observer le spectacle astral.

À l’arrivée des visiteurs à 5 heures du matin, un ton orangé plane dans le ciel surplombé de cumulus. Il annonçait 18 % de nuages hier soir et ce matin 38 %, malheureusement les 38 % mènent, lance d’entrée de jeu l’organisateur de l'événement en distribuant des lunettes pour observer le phénomène rarissime.

Président de Science Timmins, Antoine Garwah et son groupe préparaient le coup depuis une semaine, ils ont fait monter l’anticipation de l'alignement de la Terre, de la Lune et du Soleil en récréant des reconstitutions de l'anneau de feu sur leur page Facebook.

Un homme prend en images des photos de l'éclipse.

À chaque tranche de 5 minutes, Monsieur Garwah a documenté en images l'éclipse qu'il a ensuite envoyées à des astronomes amateurs à travers le globe.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

En laboratoire tout fonctionnait, mais sur le terrain Dame nature ne collabore pas. Soudain, la noirceur frappe en bordure du lac, signe que l’éclipse est à son apogée.

Il faudrait tirer les rideaux de nuages, image-t-il comme au théâtre. C’est invisible, ça prendrait une vision rayon X pour qu’on puisse voir ça (rire).

Pendant ce temps les membres de la famille Ciccone passent le temps comme ils le peuvent en courant après les canards, le père est tout sourire, bien qu’il ait été plus difficile à tirer du lit.

Mes filles en ont entendu parler à l’école hier et elles voulaient tellement venir, raconte le paternel, William.

Une observation possible... sur téléphone intelligent

Le rayon de soleil est là, M. Garwah l’incarne avec une danse du soleil, une prière, il fait tout pour mettre un sourire au visage de Danika et Liliane, les filles de William.

Je ne suis pas déçu du tout, ça nous a donné quelque chose à faire en famille et ça passe, raconte le père de deux enfants, alors que les sorties de groupe se font rares à l'ère de la pandémie.

Danika, la fille aînée du clan Ciccone, revient voir en s’écriant à M. Garwah : je la vois , je la vois, tout en pointant l’éclipse virtuelle sur le téléphone intelligent de son paternel.

Une jeune fille regarde une éclipse sur un téléphone intelligent.

Liliane Ciccone montre fièrement l'éclipse virtuelle. Son apprentissage à l'école à la maison lui aura donc rendu un fier service. La technologie lui a permis de vivre l'événement en direct.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Timmins devait être l’un des endroits les plus propices pour observer le phénomène, alors que la meilleure partie pour l’observer allait du nord de l’Ontario jusqu’à la Sibérie, en passant par le nord-ouest du Québec et le pôle Nord.

En science, on fait une expérience, ça ne marche pas, on en essaie une autre, conclut Antoine Garwah tout en souhaitant que la nature soit du bon côté pour la prochaine éclipse solaire le 8 avril 2024.

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