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Grève à la minière Vale : les négociations se poursuivent

Deux hommes près d'un camion.

Les membres de la section 6500 du syndicat des Métallos continuent de manifester devant la minière Vale de Sudbury.

Photo : CBC / Erik White

Radio-Canada

Les pourparlers sont toujours en cours entre le syndicat des Métallos et la partie patronale de la minière Vale de Sudbury, plus d'une semaine après le déclenchement de la grève des employés.

Si peu d’informations ont filtré des négociations, on indique que les deux parties continuent de se parler, malgré le déclenchement de la grève le 1er juin.

Les négociations ont repris peu de temps après le déclenchement de la grève, qui est survenu après le rejet de l’entente de principe par les travailleurs, une entente qui avait pourtant été appuyée par le comité de négociation du syndicat.

Au cœur du litige, une clause dans la nouvelle convention collective qui aurait créé un régime de prestations de retraite différent pour les nouveaux travailleurs qui rejoignent l’entreprise.

Larry Savage, professeur de relations de travail à l'Université Brock, affirme que ce type de contrat à deux paliers qui inclut des systèmes de pension, d'avantages sociaux et de salaires différents selon la date d'entrée en fonction de l'employé est monnaie courante au Canada.

Les contrats à deux paliers sont vraiment une recette pour le ressentiment et la désunion au sein du syndicat, explique-t-il.

Selon M. Savage, les entreprises privées cherchent toujours à augmenter leurs profits et les équipes de négociation des syndicats sont souvent composées de travailleurs plus âgés. Il précise que ces derniers ne seront pas personnellement touchés par l'affaiblissement de la pension et des avantages sociaux des membres qui n'ont pas encore été embauchés.

Trois homme discutent en formant un cercle.

La grève dure depuis maintenant un peu plus d'une semaine à Sudbury.

Photo : CBC / Erik White

M. Savage n'est pas surpris de voir ce qui se passe chez Vale, étant donné que la grève d'un an en 2009-2010 s'est terminée lorsque le syndicat a cédé sur certaines de ses demandes initiales.

Lorsque les syndicats acceptent la logique d'une concession majeure, comme un salaire, des avantages ou un régime de retraite à deux vitesses, ils ne font qu'encourager l'employeur à exiger des concessions encore plus importantes lors de la prochaine étape, explique-t-il.

Un pouvoir de négociation limité

Pour Louis Durand, professeur de gestion à l’Université Laurentienne, il y a une certaine frustration accumulée au sein du syndicat en raison de l’historique des négociations avec Vale.

Un homme assis sur une chaise.

Louis Durand croit que la grève découle d'une frustration liée à une série de concessions de la part du syndicat.

Photo : Radio-Canada / Pierre-Mathieu Tremblay

En 2015, il y a eu négociations pour une nouvelle convention collective, mais il y a eu des concessions puisque le prix du minerai n’était pas très élevé, indique-t-il.

Le syndicat a aussi dû se résigner à des concessions à la suite de la grève d’un an qui a eu lieu en 2009-2010.

M. Durand affirme que les travailleurs sont frustrés, car ils considèrent qu’ils ont fait des efforts pour continuer à faire fonctionner la production, malgré le contexte sanitaire, malgré les éclosions qui ont eu lieu à certains endroits.

Mais pour M. Durand, la minière Vale a encore l’avantage dans la négociation.

S'il y a un conflit, elle peut aller chercher la ressource ailleurs dans le monde où elle a d'autres plans de production, le rapport de force est donc vraiment en faveur de Vale, ajoute-t-il.

Avec les informations d'Erik White, de CBC.

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