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Les programmes d’immersion en français peu fréquentés par les élèves en Saskatchewan

Des élèves réunis dans une classe.

Près de 500 000 élèves à travers le pays fréquentent une école d’immersion. (archives)

Photo : Canadian Parents for rench

Charles Le Bourgeois

Durant l’année 2018-2019, moins de 9 % des élèves en Saskatchewan étaient inscrits dans des programmes d’immersion en français, soit un peu plus de 16 000 jeunes.

C’est ce qui ressort d’une étude menée entre 2014 et 2019 par l'organisme Canadian Parents for French (CPF), qui fait la promotion de l'enseignement du français langue seconde.

Malgré une légère augmentation comparée aux années précédentes, la Saskatchewan demeure l'avant-dernière province du classement, devant l’Alberta.

Selon les plus récentes données compilées par CPF, près de la moitié des jeunes bilingues hors du Québec sont incapables de tenir une conversation en français 10 ans après la fin de leur programme d’immersion.

Ce phénomène ne surprend pas le président de la Fédération des francophones de Saskatoon (FFS), Bertrand Giroux, qui reconnaît la difficulté de s’exprimer dans la langue de Molière en milieu anglophone.

Le français est une langue très difficile à apprendre pour les anglophones.

Une citation de :Bertrand Giroux, président de la Fédération des francophones de Saskatoon

Selon lui, il est compliqué d’apprendre le français lorsqu'on ne parle la langue ni au travail ni à la maison. Si tu ne le parles qu’à l’école, c’est très difficile à développer. Il faut être très motivé, explique-t-il.

Le président de la FFS plaide pour un apprentissage du français dès le plus jeune âge, car selon lui les jeunes ont plus de capacités à maintenir la langue en grandissant.

Un signal pour faire avancer la francophonie

De son côté, la présidente de l’Association jeunesse fransaskoise (AJF) se dit surprise par les résultats de cette étude. Kassandra Hipkins explique que lorsqu’on vit en communauté, on croit que tout le monde parle français autour de soi. Elle voit dans ce rapport un signal pour faire avancer la francophonie en Saskatchewan.

La présidente de l’AJF reconnaît par ailleurs que l’insécurité linguistique est un véritable enjeu, car les élèves hésitent souvent à s'exprimer en français à cause de leur accent.

Quand on parle français, l’accent anglophone est stigmatisé.

Une citation de :Kassandra Hipkins, présidente de l’Association jeunesse fransaskoise

Kassandra Hipkins propose donc de tisser des liens entre les jeunes, afin qu’ils gagnent en confiance et qu'ils s’expriment en français sans être gênés.

Selon la Fédération des enseignants de la Saskatchewan, la province compte actuellement 77 écoles d’immersion. Au total, ce sont près de 500 000 élèves qui fréquentent un programme d’immersion à travers le pays.

Avec les informations de Mercia Mooseely

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