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Quand l'organisation des bals de finissants vire au casse-tête

Des ballons au sol dans une soirée.

Après l'annonce du gouvernement Legault, les centres de services scolaires de la région sont en réflexion pour savoir comment organiser un bal de finissants.

Photo : Getty Images

Y aura-t-il des bals de finissants à partir du 8 juillet, comme cela a été autorisé par le premier ministre? Plusieurs centres de services scolaires de la région sont en réflexion, car ce n'est pas facile d'organiser un bal alors que les vacances sont commencées.

À l’école Cardinal-Roy, l'annonce du gouvernement Legault de permettre des bals après la date du 8 juin ne change pas les plans. La date arrêtée par le gouvernement est trop tardive pour les professeurs comme pour les élèves.

Le 8 juillet, tout le monde est en vacances puis avec l'année qu'il y a eu là, c’est des vacances bien méritées et nécessaires pour se préparer à l'an prochain. Et, les élèves aussi vont être ailleurs dans leur tête, physiquement, au chalet..., croit la directrice de l'établissement, Élizabeth Fortin.

Tout est déjà organisé : une partie lounge, un endroit pour danser, des chaises Adirondack, des lumières dans les arbres, des agents de sécurité, etc. Le tout se passera au grand air.

Nous, on maintient notre bal tel que c’était prévu, le 22 juin. On avait déjà prévu des bulles classes, mais on va pouvoir étirer notre soirée un peu et faire notre remise de diplôme sur le stade à côté, explique Mme Fortin.

Que l'événement puisse durer plus longtemps a ravi des élèves. On était vraiment contents, assure Marianne Mathilde Doumbia, élève de secondaire 5 à l'école Cardinal-Roy et membre du comité du bal des finissants. On veut que ce soit festif.

Marianne Mathilde Doumbia est contente de pouvoir souligner la fin de l'année scolaire qui a été marquée par la pandémie.

Marianne Mathilde Doumbia est élève de secondaire 5 à l'école Cardinal-Roy et membre du comité du bal des finissants.

Photo : Radio-Canada

En réflexion

La situation est similaire au collège Jésus-Marie où les élèves avaient milité pour un bal. Dans cet établissement, il n'y aura pas d'événement le 8 juillet, puisque la date du 23 juin était déjà prévue pour fêter la fin d'une année particulière et du secondaire.

Nous, on avait déjà planifié certains événements qui se tiendront avant les grandes vacances en juin ainsi qu'un vrai bal de finissants à l'automne, explique Maude Dubé, directrice générale du collège Jésus-Marie.

L'établissement prévoit aussi un événement à l'automne.

La directrice générale du collège Jésus-Marie devant l'établissement.

Maude Dubé est la directrice générale du collège Jésus-Marie.

Photo : Radio-Canada

Pour beaucoup de centres de services scolaire (de la Capitale, de Charlevoix et de Portneuf), contactés par Radio-Canada, l'heure est encore à la réflexion.

Les écoles avaient organisé des événements en fonction des directives sanitaires en place, mais avec l’annonce d’hier, elles sont à analyser la situation, indique dans un courriel Marie-Claude Lavoie, conseillère en communication au Centre de services scolaire de la Capitale.

Pour les centres de services scolaire Beauce-Etchemin et Côte-du-Sud, une décision sera bientôt annoncée.

C’est à la fois une bonne nouvelle et peut-être de faux espoirs parce qu’organiser un bal de finissants à la dernière minute et après la fermeture des écoles, c'est à la fois un peu irréaliste et un joyeux casse-tête, résume pour sa part Hélène Bossé, vice-présidente de la Fédération québécoise des directions d'​établissement d'enseignement.

Une aubaine

Pour Marianne Bisson, co-propriétaire chez Zora L'Huppee, qui confectionne des robes sur mesure et qui a perdu 75 % de son chiffre d'affaires depuis le début de la pandémie, l'autorisation des bals est une aubaine.

On est super content pour les finissants et finissantes qui ont déjà commandé leurs robes, qu'elles puissent au moins vivre le moment du bal, c'est sûr que nous on espère vraiment que ça va donner un second souffle, réagit l'entrepreneure.

Avec les informations de Guylaine Bussière et de Kassandra Nadeau-Lamarche

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