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Peu de différences entre la zone verte et la zone orange pour les commerçants

Une affiche dans la fenêtre d'un commerce indique maximum 4 clients.

En zone jaune, les commerces doivent limiter le nombre de clients à l'intérieur.

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Luneau

L'Abitibi-Témiscamingue est passée en zone verte depuis lundi, mais les règles dans les magasins et boutiques n'ont pas grandement changé. La restriction du nombre de personnes admises dans un commerce demeure la même qu'en zone jaune.

La copropriétaire de l'Épicerie Aki à Val-d'Or, Myriam Grenier, déplore que malgré le changement de palier d’alerte, elle ne puisse pas accueillir plus de quatre clients en même temps.

De devoir attendre dehors, ça peut décourager certaines personnes. Ça nous affecte grandement, parce qu’on a vu nos ventes diminuer avec cette règle-là. Ça fait juste deux ans qu’on existe, et même nos clients fidèles, il y en a beaucoup qui viennent vraiment moins. Donc c’est clair que cette règle-là ça nous affecte énormément, rapporte-t-elle.

La propriétaire de La Gourmandine à Amos, Caroline Bérubé, est déçue que même en zone verte, seuls deux clients à la fois puissent être admis dans sa boutique.

Selon la superficie, j’ai le droit juste à deux personnes. Donc, quand c’est le temps des heures achalandées comme avant le souper, sur l’heure du souper, tout ça, c’est assez compliqué à gérer, demander aux gens de rester dehors. C’est assez demandant pour un propriétaire, lance-t-elle.

Moins de clients, parfois un avantage

Cependant, d'autres commerçants rapportent que la limite de clients permet d'offrir un meilleur service, comme l'indique Meggie Germain, propriétaire de la boutique Elena Art de vivre.

Je trouve ça même quasiment mieux d'avoir une capacité [maximale] de personnes parce que tu peux vraiment prendre le temps avec chaque client, de t’attarder à eux. S’il y a 10-15 personnes, tu as l'impression d’être partout, dit-elle.

Meggie Germain pose pour la caméra dans sa boutique.

Meggie Germain, propriétaire de la boutique Elena sur l'avenue Principale (archives)

Photo : Radio-Canada / Désiré Kafunda

D’autres commerçants disent eux aussi ne pas être trop importunés par la limite de clients, sauf lors des journées très achalandées. La copropriétaire de Chez Gibb’s centre-ville, Josiane Cyr, affirme que présentement, cette restriction ne lui cause pas d’inconvénients.

Pour le moment non, mais c’est sûr que dans le temps des Fêtes ou les gros week-ends comme le FME, les grosses fins de semaine comme la Saint-Jean, ces choses-là, on aimerait que la capacité soit plus grande, reconnaît-elle.

On a quand même bien appris à vivre avec. Personnellement, je trouve qu’on est capable de mieux conseiller les clients parce qu’il y en a moins, ajoute-t-elle.

Avec l'arrivée de l'été, les commerçants sont toutefois soulagés que leurs clients n'aient plus à attendre dehors en plein hiver, comme le souligne Gabrielle-Ann Leduc, propriétaire de la Bijouterie Leduc.

Gabrielle-Anne Leduc pose devant son commerce.

Gabrielle-Ann Leduc, propriétaire de la bijouterie Leduc

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Quand il faisait froid, on trouvait ça dommage de les laisser à l’extérieur, mais nous depuis la COVID-19, ça nous a juste apporté du positif. Les gens ne peuvent pas voyager, ils se gâtent plus. Et je pense que l'achat local a vraiment beaucoup fonctionné. Les gens prennent la peine de venir voir et ils n’achètent pas sur Internet, constate-t-elle.

Plusieurs commerçants rencontrés ont d’ailleurs noté qu’avec leur site web, la vente en ligne permet aux clients de récupérer leurs achats en magasin plutôt que d’attendre pour voir les produits.

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