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Le complotiste Mario Roy écope d'une amende de 11 000 $

Mario Roy dans les corridors du palais de justice de Montréal.

Mario Roy doit subir un procès devant jury pour harcèlement d'une avocate du Barreau et intimidation.

Photo : Radio-Canada

Le complotiste Mario Roy devra payer une amende de 11 000 $ et effectuer 230 heures de travaux communautaires après avoir été reconnu coupable d'outrage au tribunal.

La Cour supérieure a entériné la sanction suggérée par le Barreau du Québec, à laquelle Mario Roy a accepté de se soumettre mercredi. Il lui sera également interdit d'utiliser les réseaux sociaux pour une période d'un an.

L'homme de 49 ans a été reconnu coupable de ne pas avoir respecté une ordonnance de la Cour qui lui interdisait de poser des actes réservés aux avocats. Dans les derniers mois, le complotiste a mis en ligne plusieurs vidéos dans lesquelles il donnait des conseils juridiques.  

Même s'il s'est engagé à ne plus poser de tels gestes, Mario Roy conteste toujours l'injonction permanente demandée par le Barreau. Je ne signe pas ça. [...] C'est assez, la mascarade, a-t-il déclaré, outré, devant le tribunal.

Un procès devant jury à venir

Celui qui se dit prisonnier politique est en attente d'un procès devant jury pour harcèlement d'une avocate du Barreau et intimidation. Ce ne sera pas possible de régler les dossiers [pour éviter un procès]. Ce n'est pas faute d'avoir essayé, a déclaré le procureur aux poursuites criminelles et pénales Charles Doucet devant le tribunal.

Mario Roy s'est montré très vindicatif envers le procureur, affirmant qu'il voulait demander son arrestation après le procès. Il soutient que la preuve contre lui est basée sur des vidéos complètement hors-contexte.

Mario Roy dit vouloir démontrer l'existence d'un réseau d'enlèvement d'enfants impliquant la Direction de la protection de la jeunesse. La preuve va être immense et ça implique le bâtonnier. Ça implique aussi des avocats membres du Barreau qui me harcèlent moi-même depuis 2017 afin que je ferme l'Unité citoyenne d'enquêtes anti-corruption, un organisme qui enquête sur un réseau d'enlèvement entre les membres du Barreau du Québec, a-t-il déclaré d'une voix forte devant la juge Éliane Perreault, de la Cour supérieure.

Son dossier a été reporté au 8 septembre. Il doute de pouvoir avoir un procès équitable à Montréal en raison de la médiatisation de ses frasques et veut que les procédures se déroulent à Drummondville.

Mario Roy est également accusé de complot et méfait pour avoir bloqué le tunnel Louis-Hippolyte-Lafontaine après une manifestation contre les mesures sanitaires en mars.

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