•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'entreprise albertaine TC Énergie confirme l’abandon du projet Keystone XL

Des travailleurs sont près d'une canalisation située sous terre, dans une tranchée.

Cette photo fournie par TC Énergie, l'exploitant de l'oléoduc, montre des travailleurs installant une portion de l'oléoduc, le 13 avril 2020, au nord de Glasgow, au Montana. (archives)

Photo : La Presse canadienne / AP/TC Energy

L'entreprise albertaine TC Énergie a confirmé qu'elle mettait fin au projet d'expansion de son pipeline Keystone XL. Elle dit avoir pris cette décision après une révision complète des choix qui s'offraient à elle pour la poursuite du projet en consultation avec son partenaire, le gouvernement de l'Alberta.

Les travaux de construction du projet ont été suspendus en janvier 2021 après l’annulation par les États-Unis du permis autorisant l'agrandissement du pipeline Keystone XL.

L’entreprise va continuer de travailler avec les régulateurs, les parties prenantes du projet et les communautés autochtones afin de respecter nos engagements environnementaux et réglementaires et de s'assurer de fermer le chantier de façon sécuritaire, déclare TC Énergie dans un communiqué de presse.

TC Énergie se spécialise dans le transport du pétrole, la production d'électricité et l'entreposage d'énergie.

De son côté, le gouvernement albertain annonce qu’il se retire lui aussi du projet. Dans un communiqué de presse, il indique qu’il explore toujours ses options pour récupérer l'argent investi.

L’Alberta a investi 5 milliards de dollars et 6 milliards en garantie de prêts dans le projet. La province estime que les investissements publics dans le transport du pétrole par le pipeline Keystone XL coûteront environ 1,3 milliard de dollars aux Albertains.

Nous sommes déçus et frustrés par les circonstances entourant le projet Keystone XL, notamment l’annulation du permis présidentiel permettant au pipeline de traverser la frontière. Cela dit, l’Alberta continuera à jouer un rôle important dans [le développement] d’un secteur énergétique nord-américain fiable et abordable. Nous continuerons de travailler avec nos partenaires américains afin de nous assurer de pouvoir répondre à la demande énergétique américaine à travers un développement responsable du transport de nos ressources, affirme le premier ministre albertain, Jason Kenney, dans un communiqué de presse.

Une carte du Canada et des États-Unis. Une ligne verte relie Hardisty, en Alberta, à Steele City, au Nebraska. Une ligne noire relie quant à elle Hardisty à Houston et Port Arthur au Texas.

En vert, le tracé du nouveau pipeline Keystone XL proposé qui relierait l'Alberta au golfe du Mexique, et en gris, le tracé du pipeline existant.

Photo : Radio-Canada

La ministre albertaine de l’Énergie, Sonya Savage, affirme quant à elle que la province a investi dans le projet en raison des bénéfices économiques qu’il aurait engendrés.

Mettre un terme à notre relation avec le projet de TC Énergie est dans l'intérêt des Albertains étant donné la situation actuelle, précise-t-elle.

L’opposition demande des comptes

De son côté, la porte-parole néo-démocrate en matière d’énergie, Kathleen Ganley, demande au gouvernement albertain de dévoiler les détails de l’entente qu’il avait conclue avec TC Énergie.

Le premier ministre devrait dévoiler le contenu de l’entente avortée et s’excuser auprès de tous les Albertains d’avoir perdu de manière irresponsable leur argent, dit-elle dans un communiqué de presse.

Le NPD affirme également avoir demandé au vérificateur général d’examiner tous les documents reliés à l’entente conclue entre le Parti conservateur uni et le projet Keystone XL, en plus de fournir un audit de performance afin d’examiner le processus, la surveillance et le cadre de gestion du risque entourant la transaction.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !