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Les actes de vandalisme menacent le sanctuaire marial de La Ferme

Un petite chapelle extérieure en pierres.

La chapelle du sanctuaire marial Notre-Dame de l'Assomption, qui a longtemps servi aux Clercs de Saint-Viateur qui y célébraient des messes extérieures, a perdu beaucoup de son lustre, mais offre toujours un décor enchanteur.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Le vandalisme à répétition menace l’accès libre et gratuit du sanctuaire marial de La Ferme, situé sur le Domaine Saint-Viateur à Trécesson.

Le site enchanteur est un legs des Clercs de Saint-Viateur. La communauté religieuse y a célébré de nombreuses messes extérieures à l’époque où elle était propriétaire des lieux. Bien qu’il s’agisse d’une propriété privée, les propriétaires actuels du Domaine Saint-Viateur laissent libre accès aux gens qui veulent profiter de ce havre de paix quand il n’est pas loué.

Maintenant, c’est utilisé pour des mariages extérieurs, des randonnées, beaucoup de petites familles viennent faire des piques-niques sur le terrain. C’est un endroit où les gens peuvent venir marcher dans le bois, être à l’extérieur, tranquilles, mais pas trop loin d’Amos, explique Adam Bellerive, l’un des actionnaires du Domaine Saint-Viateur.

Des carreaux de vitres cassés sur un bâtiment en brique.

Des vitres sont cassées, des fils arrachés et des portes défoncées dans la petite chapelle extérieure.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

De la motoneige… sur le toit

Or, la chapelle est la cible de nombreux méfaits depuis quelques années.

Il y a beaucoup de vitres brisées, de fils arrachés, de portes défoncées. Il y a du monde qui vient faire des feux à l’intérieur de la chapelle, ce qui entraîne des risques d’incendie du bâtiment et du boisé à l’arrière. Il y a même un motoneigiste qui a décidé de sauter sur le toit de la chapelle. Maintenant, il y a un gros trou. L’eau s’accumule dans la toiture, ce qui la fait pourrir, déplore Adam Bellerive.

Un trou dans la toiture de la chapelle.

Un motoneigiste avait sauté sur le toit de la chapelle, il y a quelques années, endommageant le toit. L'eau s'infiltre maintenant dans la toiture.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Recherche de solutions

Ces gestes pourraient compromettre l’accès libre et gratuit des lieux, mener à la condamnation, voire à la démolition de la chapelle si elle devenait trop dangereuse. C’est pourquoi les actionnaires sont à la recherche de solutions, à la fois pour protéger et entretenir le site. Ils souhaitent offrir un environnement sécuritaire aux citoyens qui le fréquentent.

On veut essayer de trouver des solutions afin de contrer le vandalisme et aussi aider à trouver les ressources nécessaires pour remettre la chapelle de manière sécuritaire. On ne parle pas nécessairement d’argent, mais de moyens, de connaissances techniques pour essayer d’aider à la rénovation. L’entretien de la propriété, la pelouse, c’est surtout fait grâce aux locations qu’on fait pour les mariages ou autres événements. Par contre, si ça continue d’être défait comme ça, c’est moins encourageant d’investir pour entretenir les lieux, prévient Adam Bellerive.

Adam Bellerive pose dans la chapelle, les mains croisées devant lui.

Adam Bellerive, l'un des actionnaires du Domaine Saint-Viateur, dans la petite chapelle extérieure

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Caméras en vain

L’installation de caméras de surveillance peut apparaître comme une solution évidente pour protéger les lieux, mais le Domaine Saint-Viateur a déjà tenté l’expérience en vain.

On avait installé des caméras de sécurité, en plus de mettre des caméras de chasse depuis que le courant est enlevé. On avait aussi installé des poubelles sur le site pour le garder propre. La réponse qu’on a eue, c’est la disparition de nos caméras de chasse et l’incendie de nos poubelles, souligne avec dépit Adam Bellerive.

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